Les saisons du mensonge – Karine Lebert

Lorsqu’elle revient dans son village natal de Lyons-la-Forêt, Candice a décidé d’y poser, – pour toujours ? – ses bagages. Elle qui jusqu’alors sillonnait, en brillante archéologue, le monde entier pour superviser des chantiers réinvestit la maison maternelle et accepte un métier de guide de tourisme bien en deçà de ses compétences. Elle puise dans ce quotidien tranquille une sérénité perdue.

Mais pourquoi Candice cherche-t-elle à effacer les traces de sa vie d’avant, à se soustraire à la curiosité des autres, de ses anciennes amies, de son ex-amant ? Pourquoi, également, s’intéresse-t-elle autant à ces sépultures d’enfants enterrés loin du cimetière ?

Bien malgré elle, Candice va devoir lever un voile sur un épisode de son passé qui s’est déroulé neuf ans plus tôt, en 2004… heart_3auteur-editeur-pagesles-saisons-du-mensonge-karine-lebert

Candice est une archéologue reconnue lorsqu’elle décide, suite au décès de sa mère des suites d’une longue maladie, de revenir s’installer dans la maison de son enfance à Lyons-La-Forêt, en Normandie.

Habituée aux chantiers de fouilles prestigieux, cette trentenaire a pourtant décidé de laisser sa vie parisienne derrière elle, son ex-mari Fabrice et sa meilleure amie, pour démarrer une nouvelle vie en intégrant l’office du tourisme de sa petite ville.

Elle va alors renouer avec ses deux amies d’enfance Marion et Valentine et son premier amour David. Mais la vie de Candice est émaillée de zones sombres et de lourds secrets qu’elle semble bien décidée à ne garder que pour elle. Que cache-t-elle donc et pourquoi s’intéresse-t-elle autant aux sépultures d’enfants datant de centaines d’années ?

J’avais découvert l’an dernier Karine Lebert à l’occasion de son roman historique Ce que Fanny veut… Changement de décor et d’époque puisqu’il s’agit ici d’un roman contemporain et même si ils ont en commun le destin d’une femme, celui de Candice est bien éloigné de celui de Fanny.

Le récit se déroule le temps de quatre saisons, d’où son titre, Les saisons du mensonge, commence en été au moment où Candice s’installe à Lyons et se termine le printemps suivant, au moment où le dénouement a lieu, retraçant ainsi la nouvelle vie de la jeune femme et dévoilant tous ses mystères et zones d’ombres, un par un.

Karine Lebert signe ici un roman éminemment dramatique et nous propose un beau portrait de femmes avec ses forces et ses faiblesses, ses fêlures, ses aspérités. La romancière alterne la narration au présent et les flash-back, en italique, dans la vie de Candice une dizaine d’années auparavant, au moment où sa vie parfaite de femme et d’épouse comblée, a basculé dans l’horreur, loin de la France, en Amérique du Sud.

Dans l’ensemble, j’ai plutôt bien aimé ce roman même si j’ai trouvé les passages liés aux flashbacks peu crédibles, j’ai préféré cette plongée au cœur de Lyons-la-Forêt qui m’a l’air d’être un charmant village et l’aspect historique du roman, avec les recherches que fait l’héroïne autour des sépultures antiques, j’aurai aimé que Karine Lebert approfondisse cet aspect qui m’a beaucoup plu et nous parle davantage d’archéologie et de fouilles.

Si vous aimez les histoires dramatiques et les secrets de famille, Les saisons du mensonge devrait vous plaire.

Merci à Laëtitia et aux Editions Presse de la Cité pour cette agréable lecture !

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11 réflexions sur “Les saisons du mensonge – Karine Lebert

  1. Cécile dit :

    J’aime beaucoup les romans de Karine Lebert (que j’ai eu la chance de rencontrer et qui en outre est fort sympathique!). J’ai beaucoup apprécié « Nina et ses soeurs », « Le secret d’Emma », « Les Mystères de Camille ». Mon préféré reste à ce jour « Loin de Margaux ». Je trouve que cette auteure sait merveilleusement bien nous brosser le portrait de ses héroïnes, et ce toujours avec un souci du contexte historique très poussé, ce que j’apprécie.
    Mais là, j’ai un retard important dans ma lecture de ses ouvrages! Tu me donnes très envie de m’y remettre et de découvrir ce « petit » dernier! Merci!

  2. frenchbooklover dit :

    Je note le nom de Karine Lebert. Mais je pense que si je dois commencer par un de ses titres, je le ferai avec le précédent.

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