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Posts Tagged ‘conte noël’

Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

Si vous êtes de ceux persuadés que certaines choses ne sont pas possibles, autant refermer ce livre tout de suite. Il n’est pas pour vous. Car ce livre est plein de choses impossibles. Vous êtes toujours là ? Bravo. (Les lutins seraient fiers de vous). Alors, commençons…

Nicolas, dix ans, vit seul avec son père Joël, bûcheron. Sa maman est morte après être tombée dans un puits et ils sont très pauvres. Un jour de juin, un chasseur nommé Anders, propose à Joël de se joindre à lui pour une expédition. Ils ont pour but de trouver Lutinbourg et prouver au roi que les lutins existent.

En retour, le monarque a promis au groupe d’hommes une forte récompense, qui mettrait Joël et Nicolas à l’abri du besoin. Mais comme il est impossible pour Joël de laisser son fils seul pendant des mois, il demande à sa sœur Carlotta de venir prendre soin de Nicolas.

Malheureusement pour le jeune garçon, Carlotta est loin d’être une tante aimante et elle le fiche à la porte de sa propre maison, lui intimant l’ordre de désormais dormir dans le jardin.

Affamé, triste et terriblement seul, Nicolas décide, au bout de plusieurs semaines, de rejoindre son père. Sur son parcours, il tombe sur un renne blessé qu’il va soigner, et ensemble, ils vont vivre une formidable aventure…

S’il y a bien un roman que je souhaitais absolument lire pendant l’Avent, c’est celui-là ! Je me suis donc empressée de l’acheter en novembre afin de pouvoir le lire à quelques jours de Noël et je n’ai pas été déçue par ma lecture.

Vous le savez sans doute mais j’adore les romans qui proposent de nous raconter la naissance du père Noël et chaque année, je lis un roman dans ce genre. Il y a eu Une seconde avant Noël et Sauver Noël de Romain Sardou, L’elfe du Père Noël de Lucy Daniel Raby et bien sûr La véritable histoire de Noël de Marko Laino. A chaque année, son histoire et cette fois-ci j’ai jeté mon dévolu sur Un garçon nommé Noël de Matt Haig illustré par Chris Mould.

Un garçon nommé Noël n’est donc pas le seul à nous proposer la genèse du jeune orphelin devenu le Père Noël. L’histoire n’est pas toujours gaie car il arrive pas mal de mésaventures à notre héros et tout n’est pas rose dans ce roman jeunesse, il est cependant moins triste que La véritable histoire de Noël pour lequel j’avais versé ma petite larme.

Dans ce roman destiné aux 9 / 12 ans, Matt haig nous conte donc l’histoire de Nicolas, petit orphelin de Finlande, qui devient le Père Noël, une fois recueilli par les lutins de Lutinland, à qui il redonne la joie de vivre et l’envie de faire le bonheur autour d’eux.

L’auteure met au cœur de son récit de belles valeurs comme l’entraide, l’amitié, la solidarité… des valeurs qui font chaud au cœur et qui sont toujours utiles à prôner auprès des plus jeunes et qui sont au cœur même de l’esprit de Noël : la générosité, le désintéressement, donner sans rien attendre en retour.

On assiste donc à la genèse du Père Noël : de la transformation physique de Nicolas qui fait pousser ses cheveux et sa barbe, revêt des habits rouges, au vol des rennes, en passant par à la première distribution de jouets.

Mon petit bémol vient que cette transformation de Nicolas en père Noël arrive un peu tard dans le récit, Matt Haig se concentre sur l’aventure qui mène Nicolas à Lutinland et aux péripéties multiples qui l’amèneront à se faire adopter par les lutins et vivre auprès d’eux.

Reste que l’histoire est jolie, les illustrations abondantes de Chris Mould apportent de chouettes respirations au récit et permettront aux lecteurs confirmés comme à ceux qui ont encore quelques difficultés à prendre du plaisir à lire cette histoire de Noël.

Entre réalisme et fantasy, Un garçon nommé Noël, insuffle la magie de Noël que j’aime tant et j’ai pris beaucoup de plaisir à lire les aventures mouvementées de Nicolas au pays des lutins et si vous aimez ce genre d’histoire, je ne peux que vous la recommander.

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Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

Pour François Villon, « Tant crie l’on Noël qu’il vient ». De cette fête traditionnelle dont les us varient selon les pays et les époques, la littérature a tiré des inspirations contrastées.

Impossible pour moi en cette période de l’Avent de faire l’impasse sur les contes de Noël que j’aime tant ! Il y a deux ans, mon choix s’était porté sur Au pied du sapin, l’an dernier ce fut Joyeux Noël ! Histoires à lire au pied du sapin, cette année j’ai déniché un autre recueil : Le goût de Noël édité au Mercure de France.

Découpé en trois parties : Mon beau sapin, Ita Missa Est et Minuit chrétiens : l’heure du crime, il regroupe les poésies et les contes d’auteurs et horizons très divers pour la plupart classiques même si quelques auteurs contemporains ont été sélectionnés aussi.

Joyeuse pour certains, avec ses réminiscences de réveillons lumineux en famille, la fête de Noël est une convention réductrice pour d’autres, qui lui opposent la gravité du témoignage social ou les désastres des temps de guerre.

Certains auteurs se libèrent de la tradition par l’absurde, lâchant la bride à un imaginaire qui ouvre les festivités à tous les possibles, des plus fantasques aux plus inattendus tandis que d’autres restent dans le traditionnel.

Au menu des réjouissances, entre douceur du cérémonial, plénitude mystique et heure du crime se dégustent les textes de trente-deux auteurs : Pierre-Jakez Hélias, Truman Capote, Isaac Asimov, Alphonse Allais, Charles Dickens, Guillaumr Apollinaire, Hans Christian Andersen, Thomas Mann, E.T.A Hoffmann, Selma Lagerlöf, Victor Hugo, Theodor Kröger, Henry Murger, Armistead Maupin, Clément Marot, Roland Dorgelès, Louis Barthas, Bernard Alexandre, Paul Claudel, Jean Giono, Alexandre Daudet, Michel Tremblay, Ernst Jünger, Guy de Maupassant, Paul Bourget, Anne Perry, Alphonse Allais, Agatha Christie, John Cheever, Feodor Dostoïevski, Pierre Alexis de Ponson du Terrail, Nicolaï Vassilievitch Gogol et Eugène Scribe.

Un recueil charmant sur le papier mais qui après lecture, se révèle un peu décevant car ces textes manquent dans l’ensemble cruellement de la magie de Noël et surtout ce recueil ne propose, exception faite des poésies, que de courts extraits d’œuvres plus longues.

Certes l’idée est bonne puisque le recueil met en lumière des auteurs très classiques mais aussi d’autres parfois oubliés, j’ai donc pu découvrir des auteurs que je n’avais jamais lus comme Thomas Mann, Roland Dorgelès, Ernst Jünger ou Paul Bourget pour ne citer qu’eux mais de façon tellement brève, que je suis restée sur ma fin.

Une petite déception donc même si j’ai aimé plusieurs de ces contes, il manque pour moi l’atmosphère de Noël que j’aime tant.

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Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

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Au cœur de la Laponie, le pays des neiges éternelles, le jeune orphelin Nicolas est recueilli par les habitants de son village. Mais ils sont tous trop pauvres pour pouvoir l’adopter. Le Conseil des Anciens prend alors une décision inédite : chaque année, le garçon sera pris en charge par une famille différente, et il en changera le jour de Noël. Avec une étincelle d’espoir et de joie de vivre, Nicolas décide de se consacrer à sa passion : fabriquer des jouets. Le garçon va ainsi raviver l’émerveillement dans cette région glacée. Et pourrait bien être à l’origine d’une des plus belles légendes.heart_5la-veritable-histoire-de-noel-marko-leino

Veille de Noël en Laponie. Nicolas a 5 ans et vit avec ses parents Einari et Alexandra qui vivent de la pêche sur leur petite île. Leur fille Aada, un an, est brûlante de fièvre et le couple décide de rejoindre Korvajoki, un village distant de plusieurs kilomètres, afin de soigner le bébé.

Ils laissent Nicolas au chalet, le chargeant d’entretenir le feu afin que la maison ne se refroidisse pas en leur absence. Einari confie à Nicolas sa montre et son couteau afin qu’il termine le jouet d’Aada.

Les heures passent lorsque Nicolas, qui commence à être inquiet, voit Hannes et Heino franchir le seuil de la maison. Ils lui apprennent qu’il doit les suivre car il est arrivé un malheur : la barque de ses parents s’est échouée et ils ont perdu la vie mais Aada reste introuvable.

Nicolas les suit avec l’espoir que sa sœur est vivante quelque part mais arrivé à destination, il doit se rendre à l’évidence, il ne reverra jamais Aada. Désespéré, il est néanmoins recueilli par un couple qui accepte de l’héberger et de le nourrir pendant un an, jusqu’au prochain Noël où un autre couple prendra le relai et ainsi de suite…

S’il y a bien un roman que je souhaitais absolument lire pendant l’Avent, c’est celui-là ! Je me suis donc empressée de l’acheter dès sa sortie en poche afin de découvrir enfin La véritable histoire de Noël de Marko Leino que l’on voit fleurir sur les blogs depuis deux ans déjà à l’approche de Noël.

Ce roman jeunesse publié en 2006 est devenu un classique en Finlande et a même été adapté au cinéma. Il n’est pourtant pas le seul roman qui nous propose la genèse du jeune orphelin devenu le Père Noël.

Il y a Harold, un orphelin anglais chez Romain Sardou dans Une seconde avant Noël et Sauver Noël mais aussi Nickolaï dans L’elfe du Père Noël de Lucy Daniel Raby, j’ai beaucoup aimé les romans victoriens de Sardou et nettement moins la version elfique proposée par Raby.

Qu’en est-il de La véritable histoire de Noël dont j’attendais beaucoup à force de lire les coups de cœur des lectrices ? Et bien, j’ai adoré moi aussi cette histoire, j’ai été complètement embarquée par la vie de Nicolas, émouvante à plus d’un titre, et passé un excellent moment en Laponie en compagnie de Nicolas et des habitants pauvres mais dotés d’un grand cœur de cette vallée perdue.

Dans ce roman destiné aux 9 / 12 ans, l’auteur conte l’histoire de Nicolas, petit orphelin de Laponie, qui devient le Père Noël, mettant au cœur de son récit de belles valeurs comme l’entraide, l’amitié, la solidarité, des valeurs qui font chaud au cœur et qui sont toujours utiles à prôner auprès des plus jeunes et qui sont au cœur même de l’esprit de Noël : la générosité, le désintéressement, donner sans rien attendre en retour.

On assiste donc à la genèse du Père Noël : de la fabrication des jouets à leur distribution rudimentaire au départ et de plus en plus « professionnelle » au fur et à mesure que se développe le village avec l’abandon de la luge au profit du traîneau et des rennes. Mais aussi la transformation physique de Nicolas qui fait pousser ses cheveux et sa barbe, revêt des habits rouges…

Marko Leino nous propose ici une belle histoire comme je les aime tant à cette période de l’année, emplie de la magie de Noël même si on peut regretter que l’histoire avance trop vite par moment, le livre est court, un peu plus de 300 pages et 24 chapitres soit autant de jours que de chapitres sur le calendrier de l’Avent, et que l’on serait bien resté pendant plusieurs centaines de pages en compagnie de Nicolas, un personnage très attachant et que l’on a plaisir à suivre dans son parcours loin d’être simple.

Je ne peux que vous recommander ce roman si vous affectionnez comme moi les récits de Noël, vous ne serez pas déçus par celui-là ! Pour ma part, le coup de coeur est là.

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Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

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Le soir de Noël, Marie s’endort, entourée de ses cadeaux. Elle a couché Casse-Noisette, le pantin de bois, dans un lit de poupée. Mais, lorsque sonne le douzième coup de minuit, les jouets s’animent ! Casse-Noisette se prépare à affronter le terrible Roi des Rats pour sauver une princesse victime d’une affreuse malédiction. Marie, qui assiste au combat, se retrouve entraînée dans une aventure fantastique et périlleuse…heart_4casse-noisette-et-le-roi-des-rats-hoffmann

En ce soir de Noël, les enfants du Conseiller de Médecine Stahlbaum, Fritz et Marie, attendent impatiemment l’ouverture de leurs cadeaux lorsqu’arrive leur parrain Drosselmeier.

Ce dernier, dont les doigts de fée sont capables de réparer des mécanismes d’horlogerie complexes et délicats, sait aussi fabriquer des jouets merveilleux. Il offre à Fritz un régiment de hussards et à Marie des robes et des poupées. Il leur fait également un présent très particulier : un Casse-Noisette que chaque enfant pourra utiliser mais qui restera sous la protection de Marie, veillée de charger sur lui.

Le soir venu, Marie emmène son précieux jouet que Fritz a voulu détruire dans la vitrine de jouets et le couche dans le lit de sa poupée préférée. C’est alors que Casse-Noisette s’anime et confie à Marie qu’il reprend de ce pas sa guerre contre le roi des rats…

Avant d’être un merveilleux ballet signé Tchaïkovsky créé en 1892, Casse-Noisette et le roi des rats est un conte publié en 1816 que l’on doit à un auteur romantique allemand, Ernst Theodor Amadeus Hoffmann mort en 1822, mort dans le dénuement le plus total.

Ce grand classique que je n’avais encore jamais lu m’a permis de renouer avec Hoffmann dont j’ai déjà lu l’intégralité des contes fantastiques dont les plus célèbres sont L’homme au sable, La femme vampire, La princesse Brambilla ou Le chat Murr, pour ne citer qu’eux et que je vous encourage à découvrir si vous ne les connaissez pas.

Mais revenons à Casse-Noisette et le roi des rats qui est un très joli conte de Noël à la fois fantastique et onirique, qui fait la part belle à l’amour, aux rêves et au monde de l’enfance.

Un conte très classique, comme je les aime, dans la même veine que Le livre de Noël de Selma Lagerlöf, à la fois emprunt de la magie de Noël qui me charme tant et suranné avec des enfants sages et obéissants, qui s’émerveillent devant leurs beaux joujoux.

Le récit nous propose sans cesse des allers et retours entre l’imaginaire et le réel, les rêves et le quotidien, et que j’ai trouvé si facile à appréhender pour les enfants, je le réserverai plutôt pour des lecteurs confirmés, qui ont un vocabulaire élaboré.

Une merveilleuse histoire à découvrir dès 9 ans à condition d’avoir un vocabulaire soutenu car le texte est très littéraire et donc forcément très agréable à lire pour les adultes aussi, à condition qu’ils aient gardé leur âme d’enfant.

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Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

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Ce soir, c’est Noël : oubliés intempéries et tracas, place aux réjouissances ! Réveillonner à Rio avec Blaise Cendrars, croire en l’impossible avec FS Fitzgerald, le voir se réaliser avec Sylvain Tesson : d’Apollinaire à Truman Capote en passant par Marcel Aymé et Maupassant, les plus grands auteurs nous le rappellent, chacun à leur façon : à Noël, tout est possible, tout est différent, alors joyeux Noël ! Pour célébrer la magie de Noël et se souvenir que la vie est un beau cadeau !heart_3joyeux-noel-histoires-a-lire-au-pied-du-sapin

Impossible pour moi en cette période de l’Avent de faire l’impasse sur les contes de Noël que j’aime tant ! L’an dernier mon choix s’était porté sur Au pied du sapin, et cette année, c’est un autre court recueil collectif, toujours publié chez Folio, et qui attendait bien sagement son tour dans ma PAL depuis plus d’un an déjà, que j’ai décide de lire enfin : Joyeux Noël ! Histoires à lire au pied du sapin.

Découpé en trois parties : C’est le soir de Noël…, C’est Noël, tout de même !, Un souvenir de Noël ?, il regroupe les poésies et les contes d’auteurs et horizons très divers mais néanmoins classiques à l’exception d’un contemporain, tels que Clément Marot (Du jour de Noël), Charles Dickens (Un arbre de Noël), Sylvain Tesson (Les fées), Jules Laforgues (Noël sceptique), F.S Fitzgerald (Pat Hobby croit au Père Noël), Anton Tchekhov (A Noël), Marcel Aymé (Conte de Noël), Guillaume Apollinaire (Les sapins), Guy de Maupassant (Conte de Noël), Truman Capote (Un souvenir de Noël), Noël à Rio (Blaise Cendrars).

Un recueil charmant sur le papier mais qui après lecture, se révèle manquant cruellement de la magie de Noël. En effet, le conte signé Charles Dickens excepté, les autres se passent certes à Noël mais sont très éloignés de l’atmosphère noëllique !

Trois poèmes et huit contes nous sont donc proposés ici, j’ai bien aimé plusieurs d’entre eux, tous signés il faut le dire d’auteurs que j’affectionne, Tesson mis en part que je découvre ici et dont le conte qui a pour cadre la Bretagne m’a séduite, les autres sont des écrivains qui me sont familiers comme Dickens, Fitzgerald, Tchekhov, Aymé ou Maupassant et que j’ai apprécié retrouver.

Même si ces contes m’ont plu, j’aurai préféré des histoires plus charmantes et surtout emplies de magie, sur lesquelles aurait soufflé l’esprit de Noël.

Les deux derniers contes m’ont en revanche bien déçus mais je dois admettre que je n’aime pas Cendrars et que j’apprécie très modérément Capote et les choix de l’éditeur m’ont renforcé dans mes impressions plutôt négatives de ces deux auteurs du 20è siècle.

Une petite déception donc même si j’ai aimé plusieurs de ces contes, il manque pour moi l’atmosphère de Noël que j’aime tant. Il m’a en revanche donné envie de (re)lire les auteurs cités plus haut.

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Londres, hiver 1858. Amory, un garçon de huit ans, porte des seaux d’eau à travers les rues glacées. Pour survivre, l’orphelin doit assurer l’entretien des abreuvoirs dans un quartier élégant de la capitale. Le soir, Amory se réfugie dans les combles d’un Club très select. Là, il a chaud, il se sent en sécurité, il peut sommeiller en écoutant les conversations des lords et des baronnets… Un jour pourtant, des éclats de voix le réveillent. Intrigué, l’enfant observe la scène: un brave homme, brandissant un grimoire auquel il semble attacher le plus grand prix, subit les invectives des notables déchaînés. Le sujet : les fées, les lutins, tous les êtres magiques, et leur subite disparition, mille ans plus tôt…

l-arche-de-noel-romain-sardouauteur-editeur-pagesAprès ma petite déception suite à ma lecture d’Au pied du sapin, je me suis rabattue sur une valeur sûre en matière de magie de Noël : L’arche de Noël et autres contes de Romain Sardou qui n’aura pas eu le temps de croupir dans ma PAL. J’avais découvert et beaucoup aimé il y a deux ans déjà Une seconde avant Noël et Sauver Noël qui mettaient en scène Harold Gui, le fameux père Noël.

Ce troisième livre consacré à Noël n’est certes fois-ci pas un roman mais un recueil de contes dont le premier, le plus long, s’intitule L’arche de Noël.

Dans L’arche de Noël, le jeune Amory croise le chemin d’Eliot Doe, célèbre conteur pour enfants découvert dans Une seconde avant Noël qui vient raconter à une assemblée de scientifiques incrédules réunit au Pougheepsie Club l’histoire des êtres féériques qui peuplaient autrefois la terre.

Suivent ensuite Les petites espérances de Duane Reilly, où l’on découvre les mésaventures d’un petit Irlandais qui voit en tout le bon côté des choses.

Noël à Coldbath Fields, où un certain Barnabas Witham, victime d’une erreur judiciaire, apprend que le hasard porte parfois une barbe blanche et une houppelande rouge. Une histoire drôle qu’aurait pu écrire le génial Alphonse Allais.

Enfin, La Fessée du père Noël, nous révèle l’histoire du Père Fouettard et nous apprend que Saint Nicolas a pris sa retraite depuis que le bonhomme Noël gâte les petits enfants.

Si toutes les histoires sont différentes, elles ont toutefois comme fil conducteur un rappel à Harold Gui et à la naissance du Père Noël.

Romain Sardou encre ses histoires dans un contexte anglo-saxon du milieu du 19è qui n’est pas sans rappeler les contes et romans de Dickens puisqu’ils ont pour personnages des enfants pauvres et orphelins, livrés à eux-mêmes.

Des contes emplis de merveilleux, tour à tour émouvants ou humoristiques, bien servis par une plume fluide et agréable et un auteur passionné par son sujet et qui nous fait partager son enthousiasme pour la féérie et la magie de Noël.

Si vous ne connaissez pas les livres de Romain Sardou autour de Noël, il faut absolument y remédier !

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Lu dans le cadre du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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Réveillonner avec Alphonse Daudet et Kessel, admirer la crèche de Giono, assister à la distribution des cadeaux avec Dostoïevski et comploter avec Alphonse Allais, Dieu et le père Noël… Entre émotion et poésie, grincements de dents et éclats de rire, succombez à la magie de Noël.

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Impossible pour moi en décembre de faire l’impasse sur les contes de Noël ! Cette année, c’est ce petit recueil collectif publié par Folio et qui attendait bien sagement son tour dans ma PAL depuis plus d’un an déjà, Au pied du sapin.

Découpé en trois parties : Des réveillons inattendus, Des Noëls de rêve, Des Noëls peu traditionnels, il regroupe les contes d’auteurs et horizons très divers tels que Joseph Kessel (Le réveillon du colonel Jerkof), Guy de Maupassant (Nuit de Noël), Alphonse Daudet (Un réveillon dans le Marais), Hans Christian Andersen (La petite fille aux allumettes), Théophile Gautier (Noël), Jean Giono (Les santons), Luigi Pirandello (Noël sur le Rhin), Fédor Dostoïevski (Un arbre de Noël et un mariage), Charles Dickens (Noël quand nous prenons de l’âge), Honoré de Balzac (La fascination), Michel Tournier (La fugue du Petit Poucet) et Alphonse Allais (Conte de Noël).

Un recueil vraiment axé 19è siècle, qui regroupe Maupassant, Dostoïevski, Gautier et Allais, j’en salivais d’avance car ils font partie tous les quatre de mon panthéon littéraire même s’ils sont cruellement absents de mon blog, il va d’ailleurs falloir que j’y remédie (note à moi-même ne faites pas attention) et bien j’en ai été pour mes frais.

J’ai été en effet plutôt déçue par les contes choisis par l’éditeur même si je dois le reconnaître qu’ils sont représentatifs de leurs auteurs respectifs.

Des contes tantôt drôles, tantôt tristes voire absurdes, qui n’ont d’ailleurs parfois aucun rapport avec Noël comme La fugue du Petit Poucet et La fascination. Aucun esprit de Noël, ni de magie mais des histoires se passant en fait le 24 ou le 25 décembre voire le 31 décembre pour La petite fille aux allumettes que j’adore soit dit en passant.

J’aurais préféré des histoires plus charmantes ou cocasses, pleines d’humour à l’image des contes retenus pour Maupassant et Allais ou mieux encore remplis de magie, sur lesquels aurait soufflé l’esprit de Noël.

Une petite déception donc même si j’ai aimé plusieurs de ces contes. Il m’a en revanche donné envie de (re)lire les auteurs retenus, à l’exception de Michel Tournier et Joseph Kessel, dont je n’ai vraiment pas goûté les histoires de Noël et qui n’en étaient pas forcément d’ailleurs.

heart_3Lu dans le cadre du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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