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Posts Tagged ‘zidrou’

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 9/20

La fin de l’année 1979 approche doucement. Les Faldérault ne peuvent pas dire qu’ils en gardent un bon souvenir : Madeleine déteste aussi bien son travail de vendeuse de chaussures que la femme qui l’a engagée, cette pingre de Delmotte, et Garin a proposé à Pierre de reprendre la série « Zagor », celle-là même que Pierre ne peut décidément plus voir en peinture ! Bref, il est vraiment temps que l’année se termine ! Pour se changer les idées, les Faldérault décident de fêter Noël au soleil ! Néanmoins, toute la petite famille ne sera pas de la partie puisque Julie-Jolie reste à la maison pour préparer ses examens. Ce n’est pas non plus du goût de Louis qui avait prévu d’assister au concert de Pink Floyd à Londres et dont les plans sont bouleversés à la dernière seconde. Les voilà donc partis pour des vacances qui s’annoncent mouvementées… surtout lorsque Louis décide de fuguer en cours de route…

Décembre 1979, Mons en Belgique. A l’approche de Noël, le quotidien de la famille Falderault est plutôt morose. L’année a été catastrophique, les vacances d’été une horreur et pour couronner le tout Madeleine en a ras la frange de son job de vendeuse de chaussures et Pierre ne veut plus dessiner pour la série Zagor qu’il a pris en horreur.

Alors pour se faire pardonner les dernières vacances passées sous le crachin breton, le père de famille décide d’emmener sa petite famille direction le sud de la France. Julie-Jolie ne sera pas du voyage, examens de droit obligent, et Louis, qui économise depuis des mois pour assister au concert des Pink Floyd à Londres, fulmine d’être obligé de suivre ses parents et ses sœurs…

Une fois n’est pas coutume, inutile d’attendre juillet pour retrouver la famille Faldérault en route pour la Provence afin de passer des vacances bien méritées, cette fois-ci nous les retrouvons au moment de Noël, prêts à rejoindre leur destination favorite à l’occasion du 5è tome de la série, La fugue.

Rappelez-vous, je vous avais déjà recommandé les tomes précédents de Les beaux étés, une série que j’adore avec Zidrou au scénario et Jordi Lafebre aux manettes : Cap au sud, La calanque, Mamzelle Estérel et Le repos du guerrier.

Et je me réjouissais vraiment de retrouver mes belges préférés à l’occasion des fêtes de Noël dans ce nouvel opus. Hélas pour moi, la magie a nettement moins opéré cette fois-ci et je dois bien avouer que ce 5ème volume est pour moi en dessous des précédents !

J’avais été charmée par les quatre premiers tomes de cette série so nostalgique qui me ramène à chaque fois tout droit en enfance, et je dois avouer que si j’aime toujours autant cette famille attachante et sympathique, je ressors cette fois-ci un peu déçue de cette histoire que j’ai trouvé moins fun et délirante.

Ce nouvel opus n’est pas mauvais en soit, les dessins de Jordi Lafebre sont toujours aussi bons, on n’a pas le temps de s’ennuyer mais il n’y a pas de grande surprise ou de bonheur au menu du scénario mitonné par Zidrou, l’histoire tourne en rond par rapport aux tomes précédents et se révèle plate et plutôt fade. Et la nouvelle illustrée qui clôt l’album n’est pas exceptionnelle non plus.

J’espère que cette baisse de forme du scénariste ne se prolongera pas au-delà de cet opus car je n’aimerai pas que cette série s’essouffle au point de devoir l’abandonner, je verrai donc ce que donnera le tome 6 car je compte bien lui donner sa chance.

Vous l’aurez compris, je suis un brin déçue par ce 5è tome mais je serai ravie de retrouver Les beaux étés l’année prochaine car retrouver les Faldérault, c’est un peu retrouver sa famille, une atmosphère chaleureuse, jubilatoire et délicieusement barrée matinée d’une bonne dose de nostalgique, que j’adore.

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Dans ce 4e tome, nous retrouvons les Faldérault au complet : Pierre, Madeleine et leurs quatre enfants, auxquels s’est joint Jean-Manu, le petit ami de Nicole. Cet été sera celui du grand changement : Pierre est devenu copropriétaire d’une villa toute neuve, clé sur porte, dans la campagne provençale ! En route ! La clé, ils l’ont – mais où diable se trouvent la porte et la villa ?… Plus que jamais, l’aventure est au programme, et c’est avec bonne humeur que la famille se serre les coudes. L’été des Faldérault, c’est sacré ! Et celui-là va drôlement marquer les mémoires…

Août, Mons en Belgique. Comme chaque été, la famille Faldérault attend que son patriarche, Pierre, scénariste et dessinateur de bandes dessinées, livre sa nouvelle histoire à son éditeur.

Chaque été, Pierre est en retard et cette année, les Faldérault ont pris les paris sur la date de livraison. Quelle n’est pas leur surprise lorsqu’ils apprennent que Pierre a fini en temps et en heure, ils vont pouvoir prendre la route avec Mamzelle Esterel, leur voiture, direction le sud !

D’autant que cette année, pas de camping sauvage ni d’improvisation, ils doivent rejoindre leur maison de vacances en Dordogne qu’ils ont baptisée Le repos du guerrier.

Toute la famille s’engouffre dans la 4L, y compris Jean-Manu le petit ami de Nicole mais lorsqu’ils arrivent à bon port ils découvrent qu’ils se sont faits escroquer par leur promoteur et que leur maison n’est jamais sortie de terre…

Vous avez remarqué, si vous me lisez régulièrement, j’aime beaucoup le scénariste Zidrou et tout particulièrement sa série Les beaux étés qu’il signe en duo avec Jodi Lafebre pour les images.

Je vous avais donc déjà recommandé : Cap au sud, La calanque et Mamzelle Estérel qui nous racontaient les étés 1973, 1969 et 1962 de la famille Faldérault. Une famille belge joyeusement frappadingue avec à sa tête Pierre, dessinateur de bandes dessinées et Mado, vendeuse de chaussures.

Cette fois-ci avec Le repos du guerrier, Zidrou et Jordi Lafebre reviennent sur les vacances de la famille en 1980, l’année de Il jouait du piano debout de France Gall, In the navy des Village People et de Banana Split de Lio, que tous reprennent en choeur, accompagnés d’une pièce rapportée : le petit ami bourgeois de Nicole car à contrario d’autres séries, on fait des bonds dans le passé à chaque nouveau volume, c’est là l’une des originalités des Beaux étés, ce qui fait que nous ne croisons pas toujours les mêmes personnages, exceptés Pierre, Mado et leurs enfants.

J’avais été charmée par les trois premiers volumes de cette série so nostalgique, et je dois avouer que je suis toujours sous le charme en refermant cette nouvelle histoire. J’adore cette famille attachante et sympathique.

Si j’aime autant cette série c’est qu’elle me ramène dans ma propre enfance vécue au coeur des années 70 avec la chanson de l’été à la radio que l’on reprend à tue-tête, le pique-nique au bord des routes et son indispensable table pliante, le camping sauvage, les baignades à poil, les tenues improbables… tout est là, rien ne manque et c’est un vrai bonheur pour moi de retrouver cette atmosphère.

Ce quatrième volume est tout aussi jubilatoire que les autres : l’été est pour les Faldérault, une véritable parenthèse enchantée, l’heure de se faire de nouveaux amis, un moment où tout est permis et où, Mado rendant son tablier, le barbecue règne en maître et où le rosé coule à flots.

Beaucoup de drôlerie et de tendresse dans ce nouvel opus avec le passage à l’âge adulte des deux aînées de la famille : Nicole et Julie-Jolie tandis que Louis, désormais adolescent, ne quitte plus son walkman et que pépette va bientôt fêter son 10è anniversaire.

Je ne peux que vous recommander cette série totalement réussie, portée par un scénario drôle et tendre signé Zidrou et les belles planches de Jordi Lafebre, qui croque avec tant de talent des personnages très expressifs et nous prouve une fois de plus, sa maitrise des couleurs.

Vous l’aurez compris, Les beaux étés m’ont conquises une fois de plus, vivement le tome 5 et la bonne nouvelle c’est que cette fois-ci pas besoin d’attendre un an, les Faldérault reviennent en novembre pour une histoire de Noël !

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Il y a quatorze mois, son fiancé, Roald Hodges, membre de la National Geographic Society, a embarqué à bord du Kinship en direction de la Norvège, et depuis… elle est sans nouvelles de lui. Elle questionne régulièrement les autres membres, en vain. Avant de partir, Roald a confié à Emma une mystérieuse enveloppe à n’ouvrir que dans le cas où il lui arriverait malheur. Réfutant cette éventualité, elle décide de tout quitter, sa vie, son confort, l’Angleterre, pour se rendre en Laponie.

Campagne anglaise, 1920. L’été est caniculaire, Emma et sa sœur Elisabeth tentent de trouver de la fraicheur sous les arbres de la propriété familiale.

Elisabeth attend son premier enfant de son banquier de mari tandis que Emma se languit de Roald Hodges, son fiancé, membre de la National Geographic Society, parti il y a plus d’un an déjà en expédition au nord de la Norvège.

En attendant, elle continue de taquiner la muse et de jeter du noir sur du blanc, car la demoiselle est poétesse. Inquiète de ne pas avoir de nouvelles de son fiancé depuis plusieurs mois, elle décide de partir sur ses traces car elle sent au plus profond d’elle-même, qu’il l’attend.

Défiant la désapprobation paternelle et celle de la National Geographic Society, elle embarque sur un paquebot, direction la Laponie…

Vous le savez déjà, Zidrou est l’un de mes scénaristes de bandes dessinées préféré depuis mon coup de cœur pour Lydie il y a trois ans déjà, une très belle histoire qui m’avait beaucoup ému.

Associé cette fois-ci à Edith, dont j’adore le travail et qui signe ici des planches d’une beauté à tomber, il met en scène Emma G., une poétesse pleine de sensibilité et de sensualité, qui brave les interdits afin de mener la vie comme elle l’entend.

J’ai beaucoup aimé le scénario délicat de Zidrou et ce personnage de femme libre, à la fois douce et rebelle, d’une beauté et d’une sensualité folles, qui décide par amour, de rejoindre la Laponie. Le scénario très romantique certes en profite pour pointer du doigt la place des femmes dans la société très patriarcale du début du 20è siècle.

Un monde guindé où Edith se sent à l’étroit et surtout où elle n’est pas prise au sérieux par les hommes qui l’entourent qui préféreraient qu’elle reste à la place qui lui est dévolue, c’est-à-dire celle d’une épouse dévouée à son mari.

Dotée d’un caractère bien trempé, elle compte n’en faire qu’à sa tête et retrouver l’homme qu’elle aime et dont elle est sans nouvelle, qu’elle espère bien épouser dès qu’elle aura mis le grappin dessus.

Parsemé des vers d’Emma et bien servi par les dessins de la talentueuse Edith qui nous émerveille une fois de plus de sa maîtrise des couleurs comme elle avait su si bien le faire dans Le jardin de minuit, ce roman graphique bénéfice d’un travail éditorial soigné avec, cerise sur le gâteau, un ticket d’embarquement, une photographie et une lettre, glissés au fil du récit et une couverture à rabat aimantée.

Vous l’aurez compris Emma G. Wildford est une magnifique histoire et un bel objet livre que je vous recommande chaudement et pour laquelle j’ai eu un gros coup de cœur !

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Qinaya est repartie. Ses parents adoptifs arrêtés pour enlèvement, la petite fille a été renvoyée par les services sociaux dans son Pérou natal. Après un an et demi de recherches, Gabriel, son « grand-père » de France, se rend à Lima pour la retrouver. Mais le vieux bourru va aller de désillusion en désenchantement. Car en 18 mois, la petite a changé, elle a grandi… et elle a oublié son séjour en France. Elle a oublié son « achachi », son grand-père…

Sa petite-fille Qinaya est repartie au Pérou après l’arrestation de ses parents adoptifs et l’incarcération de son fils. Le grand-père bourru met 18 mois à retrouver sa chère Qinaya à Lima et lorsqu’il la voie enfin, elle ne reconnaît pas son Achachi et elle semble surtout très heureuse entourée de sa famille biologique.

Gabriel est déçu, Qinaya n’a aucun souvenir de lui, sa femme va mal et son fils est en prison. Quel gâchis ! C’est alors qu’il rencontre Marco, un veuf, à la recherche de la dépouille de sa fille, qui a péri lors du tremblement de terre et qu’il veut enterrer près de lui en Belgique…

Alors que le premier volume nous présentait Gabriel en papy un peu ours mais fortement attaché à Qinaya à la fin du récit, au moment même où elle est arrachée à sa famille française, accusée de l’avoir enlevée.

Le second tome débute avec la quête de Gabriel à la recherche de Qinaya dans son pays natal et cette recherche va être une source de désillusions pour lui mais elle va aussi lui délivrer un beau message et lui faire prendre conscience combien il a été un père absent pour ses enfants.

C’est en effet l’amer constat que fait Gabriel à des milliers de kilomètres de la France, il n’a jamais su être présent auprès de ses enfants, et il prend conscience que la chose qu’il venait chercher au Pérou se trouvait en réalité depuis le début tout près de lui.

Le scénario de Zidrou nous emmène là où on ne l’attendait pas, d’où la déception de certains lecteurs, surpris par la fin de cette duologie. Le changement d’ambiance entre les deux tomes de cette histoire touchante est, il faut le dire, important.

Si l’humour et la joie de vivre étaient omniprésents dans Qinaya notamment grâce au personnage de la petite fille espiègle et vive, la tristesse et le deuil prennent le pas dans La garua pour donner une tonalité beaucoup plus amère à cette duologie.

Outre le changement d’ambiance, je pense aussi que la déception de beaucoup de lecteurs vient du fait que cette histoire aurait pu se conclure en un seul volet car la première partie de La garua est en fait l’épilogue du premier volume.

La seconde partie se concentre sur les rapports père/fils, mère/fille et sur l’absence de Gabriel dans la vie de ses enfants, trop accaparé par son métier et sa boutique qu’il devait faire tourner, au détriment de sa vie de famille.

Petit bémol pour les passages en espagnol qui auraient pu être traduits et que j’ai passés, faute de comprendre, mais sans doute est-ce une volonté de Zidrou de nous immerger totalement dans le ressenti de Gabriel, à la dérive au Pérou.

Les dessins de Arno Monin sont toujours aussi beaux et sa mise en couleurs, toujours aussi soignée et à-propos.

Une duologie touchante que je vous recommande même si je préfère le premier volume au second, les deux sont de qualité, et je ne suis absolument pas déçue par le point final de cette histoire !

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1992, les années ont passé, le jeune couple est maintenant à la retraite, la petite Pépète est devenue une jeune fille et la 4L est à vendre… L’occasion de se remémorer l’année 1962, leurs toutes premières vacances à son bord en compagnie… des beaux-parents. Les vacances avec Yvette-la-parfaite et Gros-Papy seront plus gastronomiques que bucoliques… en direction de Saint-Étienne !

Belgique, 1992. Les Faldérault sont à la retraire et Pépète, leur petite dernière, est désormais une jeune fille. Les trois aînés ont quitté le nid et ils décident de vendre Mademoiselle Esterel, leur 4L rouge.

L’occasion pour eux de se remémorer leur premier été à bord de leur bolide en 1962 alors qu’ils étaient un jeune couple avec deux enfants et que les parents de Mado étaient aussi du voyage.

Avec Yvette-la-parfaite et Gros-Papy, qui a financé l’achat de la 4L, les Faldérault prennent la direction de Saint-Etienne, au grand dam de Pierre, qui rêve du sud de la France…

Vous avez remarqué, si vous me lisez régulièrement, que j’aime beaucoup le scénariste Zidrou et tout particulièrement sa série Les beaux étés qu’il signe en duo avec Jodi Lafèbre pour les images.

J’avais découvert l’an dernier les deux premiers opus de la série : Les beaux étés tome 1 Cap au sud et Les beaux étés tome 2 La calanque qui nous racontaient les étés 1973 et 1969 de la famille Faldéraul. Une famille belge totalement barrée avec à sa tête Pierre, dessinateur de bandes dessinées et Mado, vendeuse de chaussures.

Cette fois-ci Zidrou et Jordi Lafèbre nous narrent les premières vacances de la famille en 1962 car à contrario d’autres séries, on fait des bonds dans le passé à chaque nouveau volume, c’est là l’une des originalités des Beaux étés, ce qui fait que nous ne croisons pas toujours les mêmes personnages, exceptés Pierre et Mado.

J’avais été charmée par les deux premiers volumes de cette série so nostalgique, et je dois avouer que je suis toujours sous le charme en refermant cette nouvelle histoire. J’adore cette famille attachante et sympathique.

Si j’aime autant cette série c’est qu’elle me ramène dans ma propre enfance vécue au coeur des années 70 avec la chanson de l’été à la radio que l’on reprend à tue-tête, le pique-nique au bord des routes et son indispensable table pliante, le camping sauvage, les baignades à poil, les tenues improbables… tout est là, rien ne manque et c’est un vrai bonheur pour moi de retrouver cette atmosphère.

Ce troisième volume est tout aussi jubilatoire que les autres : l’été est pour les Faldérault, une véritable parenthèse enchantée, un moment où tout est permis, héla pour eux, Yvette-la-parfaite est de la partie et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas la même conception des vacances que le couple.

Pour elle, congés riment avec visites culturelles, hôtels et restaurants sélectionnés par le guide Michelin et Pierre a beau rêvé de Côte d’Azur et de camping sauvage, leur périple s’arrêtera à Saint-Etienne, Au fier Brusseleir. Pour le dépaysement, on repassera, merci Yvette !

Beaucoup de drôlerie et de tendresse dans ce nouvel opus avec l’arrivée de Gros-Papy qui a frôlé la mort et dont Yvette surveille la santé et la ligne comme le lait sur le feu. Ils ont beau avoir jeté leur dévolu sur un hôtel restaurant belge, pas question que l’aïeul mange des frites et des carbonnades à la flamande, ce qui donne lieu à des scènes savoureuses où l’hôtelier fait preuve de beaucoup d’imagination pour éviter la crise cardiaque fatale à Gros-Papy !

Je ne peux que vous recommander cette série totalement réussie, portée par un scénario drôle et tendre signé Zidrou et les belles planches de Jordi Lafebre, qui croque avec talent des personnages très expressifs et nous prouve une fois de plus, sa maitrise des couleurs.

Vous l’aurez compris, Les beaux étés m’ont conquises une fois de plus, vivement le tome 4 !

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Dans ce deuxième tome des Beaux Étés, Zidrou et Lafebre remontent le temps : les Faldérault et leur 4L rouge ont quatre ans de moins. 1969, cap au Sud ! Le Sud, certes, mais le voyage sur les petites routes a aussi toute son importance : le dernier café avec Pépé Buelo avant le départ, le champagne pour les 100 000 km de Mam’zelle Estérel, les pauses pipi, les pique-niques, le camping… avant de rejoindre les calanques paradisiaques de la Méditerranée ! Des moments précieux pour lesquels il est bon de prendre son temps… heart_4les-beaux-etes-tome-2-jordi-lafebre-zidrou

Belgique, été 1969, la famille Faldérault se prépare à descendre un mois dans le sud de la France à bord de Mademoiselle Esterel, leur 4L rouge. Il pleut averse et toute la famille attend que Pierre, le papa, dessinateur de bande dessinée, mette un point final à sa toute nouvelle série, Four, qui, il l’espère, lui apportera enfin la gloire et la reconnaissance.

Une belle et joyeuse smala que la famille Faldérault, qui, outre Pierre, est composée de Mado vendeuse de chaussures, de Julie, la fille aînée qui se cache lorsqu’elle va faire un petit pipi, de Nicole qui claironne à chaque personne croisée que maman attend un bébé et de Louis qui a sa façon bien particulière d’expliquer comment on fait les bébés.

La radio et les Faldérault chantent à tue-tête « Je t’aime moi non plus » sur la route des vacances et font des haltes pour faire du camping sauvage tout au long de la route. C’est ainsi qu’ils vont planter leur tente par mégarde dans le jardin potager de Rufus et Ramona, d’anciens marseillais qui ne leur en tiennent pas rigueur et leur propose d’occuper leur bungalow dans une calanque de Marseille…

Nous avions quitté les Faldérault en 1973 dans Les beaux étés tome 1 Cap au sud !, on les retrouve quatre ans plus tôt, toujours aussi barrés et loufoques. J’avais été charmée par le premier volume de cette série so nostalgique, je suis toujours sous le charme de cette nouvelle histoire et de cette famille attachante et sympathique.

Si j’aime autant cette série c’est qu’elle me ramène dans ma propre enfance vécue au coeur des années 70 avec la chanson de l’été à la radio que l’on reprend à tue-tête, le pique-nique au bord des routes et son indispensable table pliante, le camping sauvage, les baignades à poil, les tenues improbables… tout est là, rien ne manque et c’est un vrai bonheur pour moi de retrouver cette atmostphère.

Ce second volume est tout aussi jubilatoire que le premier : l’été est pour les Faldérault, une véritable parenthèse enchantée, un moment où tout est permis, ils vivent comme hors du temps, guidés uniquement par le plaisir et l’amour et c’est une leçon pour nous, où notre époque nous oblige à toujours aller plus vite, vivre plus vite, quitte à passer à côté des bonheurs tout simples.

Une série totalement réussie, portée par un scénario drôle et tendre signé Zidrou et les belles planches de Jordi Lafebre, qui croque avec talent des personnages très expressifs et nous pouve une fois de plus, sa maitrise des couleurs.

Vous l’aurez compris, Les beaux étés m’ont conquises, vivement le tome 3 !

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Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer. heart_5l-adoption-tome-1-quinaya-zidrou-monin

A Arequipa au Pérou, un tremblement de terre de magnitude 8,4 sur l’échelle de Richter, fait près de 40 000 victimes, laissant de nombreux orphelins. En France, la famille Van Oosterbeek découvre cette catastrophe à la télévision. Tout le monde s’émeut puis le quotidien reprend le dessus.

Quelques temps plus tard, Alain et sa femme Lynette, deux quadragénaires qui depuis des années espèrent en vain avoir un enfant, adoptent la petite Qinaya et la ramènent du Pérou au grand dam de Gabriel, le père d’Alain qui les trouve trop vieux pour devenir parents.

Qinaya a quatre ans et elle va bouleverser le cœur de son grand-père qui pourtant ne fera rien pour que l’orpheline l’aime. Cet ancien boucher, qui travaillait trop pour s’occuper de ses enfants, ne compte pas à son âge jouer les papys gâteaux avec sa nouvelle petite-fille ! Il préfère la compagnie de ses deux meilleurs amis, Gaston et Gérald, respectivement anciens fromager et boulangers.

D’abord fuyant, Gabriel va devoir investir son rôle de grand-père pour aider son fils et sa belle-fille et le vieil homme bourru mais finalement au cœur bien tendre va peu à peu se laisser attendrir et apprivoiser par Qinaya.

C’est totalement par hasard que j’ai emprunté cette bande dessinée à la médiathèque, à vrai dire la seule mention de Zidrou m’a décidée, enchantée par ma lecture de ses précédents scénarios.

A chaque fois, Zidrou m’émeut, me faire rire et c’est encore une fois le cas ici avec le premier tome de L’adoption pour lequel j’ai eu le coup de cœur.

Le scénario mitonné par Zidrou est comme toujours aux petits oignons, oscillant entre humour et tendresse et je dois dire que la très belle relation entre ce grand-père et sa petite-fille du bout du monde m’a vraiment émue et m’a rappelé les liens particulièrement forts que j’entretenais moi aussi avec mon grand-père.

Séduite aussi par les planches de Arno Monin que je découvre à cette occasion, des pages pleines de couleurs chaudes avec des visages très expressifs qui sont l’autre point fort de ce premier opus et servent formidablement bien l’histoire imaginée par Zidrou.

Qinaya est une petite merveille qui m’a fait rire et pleurer et dont j’attends la suite avec impatience, un album que je vous recommande chaudement !

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