La part de l’aube – Eric Marchal

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Lyon, septembre 1777. Des textes gaulois sont découverts : ils traitent des origines du peuple français. L’avocat Antoine Fabert se retrouve propulsé au centre d’une bataille dont l’enjeu est colossal. Avec ses proches – un ténor du barreau lyonnais, un historien paralytique, un rédacteur de la première gazette sur l’actualité locale, une comédienne – il se lance à corps perdu sur la trace d’une mystérieuse statuette dont le secret pourrait à lui seul ébranler la royauté à la veille de la Révolution française. Une course-poursuite au cœur d’un siècle fascinant pendant lequel le peuple de France s’est écrit un nouveau destin…

Lugdunum, octobre 64 après J.-C, Louern, un druide gaulois, entre dans le sanctuaire des Trois Gaules en catimini, afin d’y déposer le savoir druidique qu’il a retranscrit dans plusieurs codices, enfreignant ainsi la tradition gauloise, jusqu’ici orale.

Lyon, septembre 1777. L’avocat Antoine Fabert se trouve avec son beau-père Marc de Ponsaimpierre lorsque ce dernier découvre dans une galerie de sa propriété des textes gaulois.

Ponsaimpierre ne voyant aucun intérêt dans cette découverte songe à les détruire mais Antoine le convainc de les lui confier. Pour lui, cette trouvaille est extraordinaire et le divertira entre un procès et sa culture de la poire de terre.

Lorsqu’il commence à déchiffrer les textes, il se rend compte qu’ils traitent de l’origine du peuple français. Les francs, qui ont succédé aux romains, ont gommé les gaulois de l’histoire de France, les reléguant au rôle d’un peuple barbare et sans culture.

Remettre en cause cette histoire officielle c’est remettre en cause le pouvoir royal, ce que Louis XVI ne peut accepter. Il envoie un émissaire spécial afin de récupérer les textes et réduire Fabert au silence.

Aidé par Ponsaimpierre, Camille Delaunay, rédacteur au journal Les affiches de Lyon, l’éditeur Aimé La Roche, le savant Anthelme Jussieu, l’avocat François Prost de Royer et la comédienne Michèle Masson, il va tout faire pour traduire l’intégralité des textes et retrouver le trésor des trésors de Louern…

En tant que férue de romans historiques, les ouvrages de Eric Marchal suscitent mon intérêt depuis quelques années déjà. Parmi ceux qu’il a déjà publiés La part de l’aube est celui qui me tentait le plus, en dépit de son épaisseur, car sur le papier il avait tout pour me plaire.

Le siècle des Lumières, l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, Voltaire… il ne m’en fallait pas plus pour me donner envie de lire cette belle brique et cela faisait quelques mois déjà que je voulais le sortir de ma PAL. La proposition de ma copinaute Céline de m’accompagner dans cette lecture a emporté le tout et j’ai dévoré en sa compagnie les quelques 900 pages qui la composent.

Et ce que je peux vous dire c’est que cet impressionnant nombre de pages ne doit pas vous arrêter car ce roman se lit incroyablement bien et finalement assez vite puisque j’ai mis 6 jours à en venir à bout.

La part de l’aube est un très bon roman historique, bien documenté, qui nous entraine avec grande facilité dans la capitale des Gaules du 18è siècle. Eric Marchal nous livre une intrigue pleine de rebondissements et d’aventures, se basant sur des personnages fictifs mais aussi ayant réellement existé.

On peut ainsi croiser des personnalités célèbres du temps comme Messmer, le chevalier de Jaucourt, Voltaire, Parmentier et même Marie-Antoinette. Au-delà de l’intrigue principale liée aux gaulois, il est aussi beaucoup question de l’Encyclopédie et notamment son article consacré aux Gaulois mais aussi de la culture de la pomme de terre et celle de la poire de terre, du faramineux prix du pain régenté par le monopole de la boulangerie, de spiritisme, de magnétisme…

Ce roman est un digne héritier des romans feuilletons du XIXè siècle, bien écrit, bien documenté, que j’ai lu avec beaucoup de plaisir et d’intérêt. Il y a plusieurs intrigues qui se mêlent habilement, instillant un vrai suspens et à chaque fois que j’ai du interrompre ma lecture, j’ai posé mon livre à regret, pressée d’y retourner, ce qui est généralement bon signe.

Vous l’aurez compris, j’ai trouvé ce roman vraiment passionnant, tant du point de vue historique que de son intrigue, il m’a tenue en haleine jusqu’au point final et il est évident pour moi que je lirai à nouveau Eric Marchal.

Je ne peux donc que vous encourager à lire à votre tour La part de l’aube si le genre historique vous intéresse, ce roman devrait à coup sûr vous plaire.

Céline a aimé aussi et vous pouvez retrouver son avis ici.

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8 réflexions sur “La part de l’aube – Eric Marchal

  1. Karine:) dit :

    Le nombre de page me fait un peu peur (même si tu dis qu’il faudrait pas), surtout quand je veux découvrir un auteur. Du coup, j’hésite même si les druides et tout, juste ça m’enverrait vers ce roman.

  2. A Little Bit Dramatic dit :

    Une très bonne lecture, qui nous en apprend beaucoup sur une époque mais aussi sur la conception de l’Histoire au XVIIIème siècle : la discipline se devait d’être au service du pouvoir, ni plus ni moins.
    En tous cas, le sujet est foisonnant, dense et ambitieux mais l’auteur le maîtrise à la perfection et parvient à captiver son lecteur très rapidement.Tu as raison, il ne faut surtout pas se laisser rebuter par le nombre de pages. C’est un bon gros pavé, mais il se lit tellement facilement.
    Je garde encore un très bon souvenir de cette lecture qui a été une bonne surprise et m’a donné envie de poursuivre ma découverte de l’oeuvre d’Eric Marchal.

  3. Elisa dit :

    J’ai beaucoup aimé ce livre qui m’a accompagné quelques semaines avec un immense plaisir. Et puis je ne regarde plus l »ile barbe de la même manière maintenant. ..

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