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Eddy Simon est journaliste et auteur. Il est le cocréateur du fanzine de bande dessinée Sapristi en 1983 et le créateur du fanzine de bandes dessinées Dynamick en 1985. De l’illustration à la BD, le projet professionnel de Marie Avril s’étend à tout type d’images (édition, presse, com, pub, artisanat, peinture, fresque…).

Je pense que tout le monde a entendu au moins une fois dans sa vie le nom de Sarah Bernhardt. Née au milieu du XIXè siècle, morte une poignée d’années après la fin de la première guerre mondiale, Sarah était la plus grande comédienne de son temps et un personnage éminement romanesque, moderne, qui a su prendre son destin en main et bousculer les traditions.

C’est pour moi une figure de femme totalement fascinante par sa beauté, son aura, l’impact qu’elle a eu sur la scène française et internationale et j’étais très curieuse de découvrir cette biographie dessinée.

Surnommée par Victor Hugo «la Voix d’or», ou par la presse «la Divine», elle est considérée comme la plus grande tragédienne française du XIXE siècle, capable d’endosser aussi bien des personnages masculins que féminins. Jean Cocteau a inventé pour elle l’expression de « monstre sacré », sobriquet appliqué depuis lors à d’autres acteurs et actrices tout au long du XXè siècle.

Elle a rempli des théâtres, fait des tournées dans une grande partie du globe et même tourné pour le cinématographe encore balbutiant. Une vie ou plutôt des vies multiples que s’attachent à nous raconter pendant près de deux cents pages Eddy Simon et Marie Avril.

Divine : vie(s) de Sarah Bernhardt est une biographie graphique aussi libre que la vie de cette femme hors du commun. Retracer toute la vie de la célèbre comédienne sous le biais d’un roman graphique aurait été une gageure, les auteurs ont préféré s’attacher à une période charnière de son existence entre 1871 et 1880.

Neuf années foisonnantes durant lesquels Sarah va construire sa légende, travailler au théâtre et va connaître la consécration. Le récit débute alors que la Commune de Paris essuie les assauts des prussiens, Sarah est déjà très connue, ce qui n’empêchera pas notre héroïne de s’engager comme infirmière afin de soigner sans relâche les blessés de la guerre, quels qu’ils soient, prussiens comme français.

Véritable star dans l’hexagone, elle excelle dans l’art de la publicité, n’hésitera pas à choquer sa propre famille en dormant dans un cercueil, en adoptant des fauves et cotoyant les puissants comme les artistes. Proche d’Edmond Rostan et surtout d’Oscar Wilde qui a écrit pour elle Salomé, elle ne cessera de se produire sur les scènes du monde entier, même après son amputation.

Habitué des biographies graphiques, le scénario d’Eddy Simon découpé en actes, comme au théâtre, rend un bel hommage à la Divine en montrant la comédienne telle qu’elle était : fantasque dans tous les aspects de sa vie mais aussi terriblement pugnace, ne renonçant jamais aux objectifs qu’elle se fixe. Les dialogues qui ponctuent le scénario sont savoureux et j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet album.

D’autant plus que les illustrations à l’aquarelle et à la gouache de Marie Avril sont très belles et s’inspirent fortement des affiches de Mucha, que j’adore, qui mettait merveilleusement en valeur la tragédienne.

Un petit bémol toutefois : les évènements sont trop brièvement évoqués à mon goût, j’aurai préféré quelques pages supplémentaires même si la notice biographique en fin d’ouvrage vient combler les trous laissés par les auteurs.

Ceci mis à part, je ne peux que vous recommander Divine(s) vies de Sarah Bernhardt, une biographie graphique très réussie autant sur la forme que sur le fond.

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Catherine Mory est professeure de collège, auteure de livres destinés aux enfants.

Savez-vous que Victor Hugo faisait tourner les tables ? Qu’Honoré de Balzac a pensé devenir cultivateur d’ananas ? Que Voltaire appelait ses contes des « couillonnades » ? Que Pascal a inventé la première calculette ? Que Baudelaire se teignait les cheveux en vert ? Que La Fontaine a écrit des contes grivois ? Que Marivaux n’aimait pas le terme marivaudage ? Ou que Colette avait joué sur les planches du music-hall ?

Au diable statues vermoulues, perruques poussiéreuses et pourpoints défraîchis : L’Incroyable Histoire de la littérature raconte, à travers des anecdotes truculentes, la vie et les œuvres des grands auteurs français du XVIe au XXe siècle.

Cet album passionnant s’adresse aussi bien aux novices qu’aux férus de littérature, aux adultes comme aux ados, aux frileux comme aux amoureux des classiques.

Catherine Mory, professeure de français et universitaire reconnue résume brillamment la vie et les œuvres emblématiques des grandes figures de la littérature française et nous prouve qu’avant d’être de grands auteurs ou autrices, ils étaient avant tout des hommes et des femmes comme les autres ou presque.

Un ouvrage synthétique, intelligent, pédagogique et clair à mettre entre toutes les mains dès l’adolescence, peut-être que nos chères têtes blondes sortiront un peu de leur zone de confort et se dirigeront vers les classiques, tout comme les lecteurs et lectrices adultes qui ne gardent pas de bons souvenirs des classiques étudiés au collège ou au lycée et qui craignent parfois de se lancer dans ce genre de lectures.

Un roman graphique érudit mais bourré d’humour grâce aux dessins colorés et lestes de Philippe Bercovici qui rappellent Gotlieb. Le dessinateur n’hésite pas à montrer ces génies littéraires dans leur plus simple appareil et c’est souvent très drôles…

Les auteurs nous embarquent dans un tourbillon d’anecdotes qui rythme notre lecture : on sourit, on rit, on est surpris, on s’instruit mais on ne s’ennuie jamais, surtout lorsqu’on le picore avec parcimonie comme je l’ai fait en étalant ma lecture sur un mois.

Rabelais, Zola, Camus, Proust, Rousseau et tous les autres, sortent du cadre académique et prennent vie sous nos yeux. Un procédé qui montre leurs failles, leurs faiblesses, leurs forces et nous les rend plus proches de nous, plus accessibles.

Une très chouette façon en somme de réviser les classiques et de se familiariser avec les auteurs et autrices de notre panthéon littérature et de leurs grands titres qui sont présentés de façon concise et claire.

Un bémol toutefois pour moi : Catherine Mory a du bien entendu faire des choix et ne peut pas présenter en un peu moins de 300 pages autant d’auteurs que je l’aurai voulu, c’est le jeu bien entendu.

Ce que je regrette toutefois c’est qu’elle se soit contentée de reprendre les auteurs qui figurent dans les manuels scolaires où bien peu de femmes sont représentées.

Outre ce point, j’aurai aimé qu’à la fin de chaque siècle, elle cite les auteurs et autrices emblématiques de leur époque. Je trouve dommage que celles et ceux qui ont compté de leur vivant, soient complètement absents de cette anthologie et notamment les femmes, bien peu nombreuses dans ces pages.

Mis à part ces petits bémols, je ne peux que vous conseiller L’Incroyable Histoire de la littérature !

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1894. La tension monte sur les docks londoniens… D’un côté, la loi du silence d’Oncle Wang et de ses sbires, qui règnent d’une main de fer sur le quartier chinois. De l’autre, la violence aveugle des Mad Dogs, truands cockneys bien décidés à venger leur chef mystérieusement assassiné.

Chargés par Sherlock Holmes de surveiller cette situation explosive, Billy, Charlie et Black Tom, accompagnés du fidèle matou Watson, vont se retrouver pris entre le marteau et l’enclume…

Qui se lèvera pour tenir tête aux Maîtres de Limehouse ? Qui se cache derrière le signe du Scorpion Écarlate ? Et qui sera la prochaine victime ?

On se retrouve aujourd’hui pour la suite de la série Les Quatre de Baker Street et volume après volume, cette série me passionne toujours autant. Après L’affaire du rideau bleu, Le Dossier Raboukine, Le rossignol de Stepney, Les orphelins de Londres, La succession Moriarty, L’homme du Yard et L’affaire Moran, place au dernier volume en date : Les maîtres de Limehouse.

Ce huitième opus est aussi réussi que les précédents, tome après tome, mes billets se ressemblent décidément tant j’aime cette série et ses jeunes protagonistes hyper attachants que sont Billy l’intello, Charlie la garçon manqué qui accepte peu à peu sa féminité et Tom l’irlandais ombrageux que j’ai eu grand plaisir à retrouver une fois de plus, sans oublier le chat Watson of course.

Le trio est particulièrement à l’honneur dans ce nouvel opus, Holmes et Watson étant en voyage en France, c’est Billy qui est aux manettes de l’enquête. Située au cœur de Limehouse, le « Chinatown » de Londres, cette nouvelle enquête des Quatre de Baker Street nous plonge dans un univers inédit où le crime se fait plus exotique mais non moins redoutable. Une nouvelle aventure pleine d’action, de mystère et d’émotion !

L’intrigue est la suite directe du septième volume et toujours aussi bien construite, le scénario dument ficelé et la qualité des dessins toujours au rendez-vous, j’aime le trait élégant et la maitrise des couleurs de David Etien, une belle réussite une fois de plus, je me répète mais je n’ai pas grand chose à en dire de plus, sinon qu’il faut lire cette série si vous ne la connaissez pas.

Les plus jeunes apprécieront beaucoup les scènes d’action, notamment les scènes de course poursuite et de bagarres, nos jeunes héros ont l’adrénaline qui montent en flèche à plusieurs reprises et Billy connaît ses premiers émois amoureux. Nos héros grandissent et il me tarde de savoir ce que l’avenir leur réserve.

Une série très réussie que je ne peux que vous recommander et qui j’espère continuera car j’aimerai beaucoup retrouver nos apprentis détectives si attachants !

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Pierre Pevel, né en 1968, est l’un des meilleurs écrivains de Fantasy français. Auteur de 7 romans, il a obtenu le Grand Prix de l’Imaginaire en 2002 pour Les Ombres de Wielstadt. Avec une verve et un talent digne des plus grandes heures du feuilleton romanesque de cape et d’épée, il s’approprie avec bonheur les codes de deux genres littéraires dans ce roman d’aventure et de Fantasy épique.

1911, dans le Paris des Merveilles, un Paris qui n’est ni tout à fait le nôtre, ni tout
à fait un autre. C’est en effet le Paris bien connu d’Arsène Lupin, de Fantômas et des Brigades du Tigre… mais où vivraient des fées, des enchanteurs, des gnomes et même quelques dragons, ce qui n’est pas sans conséquences.

Entre autres merveilles, la Tour Eiffel est en bois blanc, les Champs Élysées sont bordés d’arbres dont les feuilles rendent de la lumière dès la nuit tombée et une ligne de métro mène directement à Ambremer, capitale du Monde Féérique.

C’est dans ce décor que les Artilleuses font un retour fracassant en se livrant à l’une de leurs activités favorites : l’attaque de banque à main armée. Aventurières et hors-la-loi, ces artilleuses sont trois : l’anglaise Lady Remington, l’américaine Miss Winchester et la parisienne Mam’zelle Gatling.

N’hésitant jamais à faire parler la poudre, elles sont connues de toutes les polices d’Europe. Ce coup, cependant, pourrait bien être leur dernier. Car le vol d’une mystérieuse relique, la Sigillaire, leur vaut d’être pourchassées non seulement par les Brigades du Tigre, mais également par les redoutables services secrets du Kaiser, bien décidés à mettre la main sur l’artefact…

La fantaisy et le steampunk ne sont habituellement pas ma tasse de thé, exception faite de Pierre Pevel dont j’avais beaucoup aimé la trilogie le Paris des Merveilles. L’univers créé par l’auteur mêlant bestiaire de la fantaisy comme les fées, les gnomes, les gargouilles, les licornes… et le Paris de la Belle Époque est très réussi et j’avais pris beaucoup de plaisir à suivre Griffont et Isabelle.

Sa plume est également très agréable à lire et rappelle à la fois Alexandre Dumas et les feuilletonistes de la fin du 19è siècle, nous emportant dans son sillage dans cet univers particulier mais plein de charme.

Aussi, lorsque je suis tombée sur Le vol de la sigillaire, premier tome de la série Les Artilleuses, je n’ai pas hésité une seconde, ravie de retourner dans ce Paris qui m’a tellement plu et je dois dire que cette bande dessinée a comblé mes attentes.

L’univers est bel et bien là, formidablement mis en images par Etienne Willem : l’atmosphère, les décors, personnages, costumes, véhicules… on en prend plein les yeux.

J’ai beaucoup aimé son style graphique qui se met merveilleusement au service de l’histoire et de l’univers créés par Pierre Pevel.

Les trois héroïnes, ces artilleuses braqueuses de banque (une magicienne, une humaine et une fée) sont badasses à souhait, sympathiques et sexy en diable, avec des personnalités propres, que l’on a plaisir à suivre de la première à la dernière page.

Les dialogues sont percutants, l’histoire est menée tambour battant avec des scènes de poursuites, de règlements de comptes très rythmées qui font que l’on tourne les pages avec avidité et que l’on arrive trop vite au point final.

C’est bien là mon bémol : avec ce premier tome, les auteurs plantent le décor, nous présentent les personnages mais tout va tellement vite, que ça manque un peu de profondeur pour moi.

Quelques pages supplémentaires n’auraient pas été superflues notamment pour que l’on cerne mieux les trois héroïnes, les différents protagonistes et les enjeux de l’histoire.

Ceci mis à part, c’est une formidablement bande dessinée tant par l’histoire que par l’ambiance, qui met les femmes à l’honneur, avec une pointe d’humour. Une série qui plaira aux amateurs et amatrices du Paris des merveilles, ça ne fait aucun doute, pour ma part j’ai beaucoup aimé !

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Catel Muller, dite Catel, diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg, démarre en 1990 une fructueuse carrière de dessinatrice de presse et d’illustratrice jeunesse, avec une centaine d’ouvrages à son actif auprès de la plupart des éditeurs spécialisés. Son dernier album dessiné pour les enfants, « Le monde de Lucrèce », écrit par Anne Goscinny, vient de paraître chez Gallimard. En parallèle, depuis 2000, Catel s’adresse à un public adulte. Sa « Lucie » (Casterman, 2003) a ouvert la voie à une certaine bande dessinée féminine, volontiers féministe, aux préoccupations contemporaines.

Formée aux arts appliqués et au dessin d’animation, Claire Bouilhac accompagne les débuts des éditions Cornélius en créant, en 1994, le personnage de « Francis Blaireau Farceur » avec Jake Raynal au scénario. Sept albums ont été publiés à ce jour. Toujours avec Jake Raynal, elle est la première dessinatrice à intégrer l’équipe du mensuel ?Fluide Glalcial’, pour lequel les deux complices signent les exploits d’une flamboyante espionne rousse, « Melody Bondage ».

Paris, sous le règne d’Henri II. Mademoiselle de Chartres est très belle. Les hommes les plus nobles de la cour d’Henri II souhaiteraient en faire l’élue de leur cœur, mais la demoiselle est d’une trop petite noblesse aux yeux de leurs pères !

Qu’à cela ne tienne, Madame de Chartres veut un beau parti pour sa fille unique et elle l’aura. Son choix va se poser sur le Prince de Clèves, de nombreuses années l’aîné de mademoiselle de Chartres.

La jeune fille consent à l’union, en même temps elle n’a pas trop le choix, l’époque n’est pas au mariage d’amour.

Monsieur de Clèves est fort amoureux de sa belle épouse qui lui voue beaucoup de reconnaissance, mais d’amour point. Elle est assez heureuse ainsi, son mari est galant et prévenant.

Sa vie se partage entre la cour, la Maison de la Dauphine et ses appartements, châteaux. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si son chemin n’avait pas croisé celui du plus bel homme de France, le Duc de Nemours, dont elle tombe sitôt amoureuse…

Écrit en 1678 par Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves est un roman fondateur, directement inspiré du premier courant féministe de la littérature : la préciosité. C’est aussi l’un des classiques les plus célébrés et lorsque l’on fait des études de lettres, on y vient forcément un jour.

Dans cette histoire, la jeune Mademoiselle de Chartres y fait ses premiers pas dans la cour du roi de France, Henri II. Entre cabales, médisances et galanteries, elle rencontre l’amour dans un univers pétri de conventions.

En retournant à son avantage les idéaux féminins stéréotypés de l’époque (la solitude, le silence, le secret, la retenue, la décence et la discrétion), la princesse de Clèves expose une forme de féminisme inédit, basé sur l’estime de soi où la raison triomphe de la passion et où l’amour reste platonique.

Hélas pour moi, je suis assez hermétique aux romans du XVIIè siècle, à deux ou trois exceptions près telles que La guerre amoureuse des Gaules de Bussy-Rabutin, Le page disgracié de Tristan L’hermite ou Le roman comique de Scarron..

Et si j’admire beaucoup le courant de la préciosité, les titres issus de ce courant (L’astrée d’Honoré d’Urfé, les romans de Mademoiselle de Scudéry…) me sont toujours tombés des mains, la faute à leur style, tournures de phrases…

Ce roman de Madame de Lafayette m’était donc tombée lui aussi des mains mais comme j’étais curieuse de découvrir le fin mot de cette histoire, je me suis tournée vers son adaptation graphique par Catel et Claire Bouilhac.

Et comme j’ai bien fait car non seulement, les autrices sont restées éminemment fidèle au texte écrit par Madame de La Fayette mais elles nous proposent en sus, un prologue et un épilogue signés Catel où l’autrice est présentée avec La Rochefoucauld d’une part, et Madame de Sévigné d’autre part.

L’histoire est magnifiquement mise en dessin par Claire Bouilhac, de la première page à la dernière, j’ai été émerveillée par la qualité de son travail, tant au niveau des personnages que des costumes, des décors, des châteaux… tout est sublime !

La mise en couleurs est également magnifique et on en prend plein les yeux pendant plus de deux cent pages.

L’histoire, quant à elle, est celle d’un amour entre deux jeunes gens beaux et bien nés, fréquentant la cour d’Henri II, on le sait car l’autrice le mentionne et les costumes sont très fidèles à cette époque, pour autant ce récit pourrait avoir pour décor un autre siècle, une autre cour, qu’on ne verrait pas la différence.

Aucune référence en effet à la politique ni aux remous religieux de ce siècle qui a connu plusieurs guerres entre catholiques et protestants, ainsi l’a voulu Madame de La Fayette…

Je vous recommande vivement ce roman graphique, que vous ayez aimé le roman ou non, la qualité de l’ouvrage mérite grandement qu’on le découvre !

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Licenciée en Journalisme et Communication de L’Université Libre de Bruxelles, Chantal van den Heuvel est auteure de romans et de contes pour enfants, ainsi que de scénarios pour la BD, la télévision et le cinéma.

Décembre 1926. Agatha Christie, alors écrivaine à succès, disparaît sans laisser de traces. Toute la presse britannique s’empare du drame et une véritable enquête, digne de ses meilleurs romans, est menée pour la retrouver.

Suicide d’une femme délaissée, meurtre commandité par son époux infidèle ou coup de publicité d’une romancière voulant renforcer le succès de ses livres ? Les hypothèses ne manquent pas pour élucider l’affaire et surtout tenter de résoudre l’énigme Agatha Christie…

Romancière de génie, femme libre et indépendante, le personnage d’Agatha Christie n’a cessé de fasciner, tant par son œuvre que par ce qu’elle a incarné pour la société anglaise et pour son époque.

La mystérieuse affaire Agatha Christie est unebiographie graphique écrite par Chantal van den Heuvel et mise en image par Nina Jacqmin. L’ouvrage, construit comme une enquête de la romancière, nous raconte autant le destin d’une femme d’exception qu’il est une ode à l’écriture et à la capacité de créer.

Les autrices se sont davantage attachées à l’Agatha intime plutôt qu’à la fabuleuse production littéraire de la reine du crime. Une Agatha dont le riche imaginaire, qui puise ses racines dans une enfance pleine de fantaisie, lui a permis d’affronter le réel, les pertes qu’inflige la vie, les amours trahies.

Car derrière l’image « so british » d’une respectable lady se cachait sans doute une petite fille qui n’a pas voulu grandir. Et s’il était là, le mystère de Dame Agatha Christie et de sa prodigieuse créativité ?

En un peu plus de soixante-dix de pages, les autrices reviennent sur le parcours de celle qui a écrit 80 romans et nouvelles vendus à deux milliards d’exemplaires dans le monde et créé des personnages aussi emblématiques du roman policier que sont Hercule Poirot, Miss Marple, Ariadne Oliver (son double de papier) et Tommy et Tuppence Beresford.

Résumer la vie complète de Dame Agatha en si peu de pages est impossible, Chantal van den Heuvel et Nina Jacqmin préfèrent revenir en détails sur les pans les plus importants de sa vie.

L’ouvrage débute sur la disparition brutale et mystérieuse de la romancière en 1926 qui a fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Une disparition mise en scène par Agatha Christie pour se venger des infidélités de son premier mari.

Elles reviennent aussi sur son enfance choyée, son rôle pendant la première guerre mondiale, ses deux mariages, la naissance de sa fille, ses voyages archéologiques en compagnie de son second époux… ce qui nous permet d’appréhender dans les grandes lignes ce que fut sa vie.

Mais ce qui est passionnant c’est de découvrir la femme derrière l’auteure éclipsée par ses personnages, sa psychologie. Nous avons l’image d’une vieille dame la concernant, volontiers conservatrice, alors qu’elle était en fait une femme moderne, éprise de liberté et d’indépendance.

Mettre ainsi toute une vie sous forme dessinée a quelque chose d’attrayant, les planches de Nina Jacqmin sont simples mais très jolies, on a plaisir à les parcourir et à découvrir la vie extraordinaire de la reine du crime.

Toutefois, si vous connaissez déjà la vie de la romancière sur le bout des doigts, vous ne découvrirez rien à la lecture de cette bande dessinée mais si vous êtes néophyte, ce titre est une bonne entrée en matière pour se familiariser avec la personnalité de cette romancière.

Si pour ma part, je n’ai rien appris de nouveau, j’ai passé un agréable moment de lecture !

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Vous êtes né(e) sous Pompidou ou sous Giscard ? Vous avez bu du Tang et croqué des Treets ? Vous connaissez le numéro de téléphone de Guy Darbois et la recette du gloubi-boulga ? Alors ce livre est pour vous !

Flash-back dans les années 60 à 80… Vous vous souvenez quand il fallait se lever pour aller répondre à l’unique téléphone fixe de la famille qui se trouvait généralement dans le couloir ?

Des speakerines qui annonçaient le programme du soir juste après le jingle publicitaire d’Antenne 2 avec la pomme, celui qui faisait… A 222222 ou encore quand papa écoutait sur l’autoradio de la Renault 12, le dernier Sardou sur cassette doubles faces ? «Ah là là quel panard !»

Hervé Éparvier et Soledad Bravi reprennent et croquent toujours avec humour, des scènes de la vie quotidienne, des expressions, des modes que, nous, nos parents ou nos grands-parents avons connu.

Au-delà du constat que les temps ont bien changé, c’est surtout l’occasion de sourire, se remémorer, partager avec les anciennes et nouvelles générations des souvenirs personnels, des instants oubliés. Alors, comme le disait Patrick Sabatier, Stop ou Encore ?!

Je n’ai fait qu’une bouchée de C’était mieux avant qui m’a replongé dans mon enfance. Je suis née au début des années 70 et j’ai redécouvert avec bonheur tout ce qui fait le sel de cette décennie.

Les auteurs décortiquent pour nous toutes ces petites choses qui ponctuaient notre quotidien et dont on se souvient avec un certain bonheur. Nostalgique de cette époque heureuse et insouciante ?

Certainement un peu même si je ne regrette pas la mode et la décoration de cette époque qui piqueraient sacrément mes yeux d’aujourd’hui. Qui aurait envie de remettre des sous-pulls en acrylique, des pantalons en laine, d’arborer la coupe au bol et autres joyeusetés ? Pas moi, je vous l’assure !

En une centaine de pages, on revient sur le quotidien de ces années 70 : les vacances, l’école, la télévision, les repas du dimanche, le téléphone, les voitures, la mode, la décoration, les métiers (depuis disparus), le cinéma, le film du dimanche soir, la musique et bien d’autres choses encore.

On referme cet album le sourire aux lèvres, ravis d’être repartis le temps d’une lecture dans cette décennie où les jeux vidéos et les réseaux sociaux n’existaient pas, une époque où l’on prenait le temps de vivre, de buller et aussi de s’ennuyer.

Une ère où les ceintures de sécurité n’existaient pas, où nos parents picolaient un petit verre de rosé sur la route des vacances, nous enfumaient allègrement, où je regardais L’île aux enfants et Candy, une époque d’insousiance et de liberté dont je me rappelle avec plaisir.

Si vous avez connu les années 70 ou que vous souhaitez les connaître, C’était mieux avant est pour vous, en tout cas, je vous le recommande.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture pleine de nostalgie, j’ai adoré !

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Kan Takahama est née à Amakusa, dans la préfecture de Kumamoto. Diplômée de la faculté des beaux-arts de l’université de Tsukuba, elle a publié Kinderbook, Mariko Parade (avec Frédéric Boilet), L’Eau amère, 2 expressos, SAD GIRL ou encore Tokyo, amour et libertés (à paraître). Kinderbook a reçu en 2004 le prix de la meilleure histoire courte de la revue américaine The Comics Journal. Elle connaît un succès international et la plupart de ses livres sont traduits en France.

Indochine française, 1930. La narratrice, c’est l’autrice elle-même, Marguerite Duras. Elle a 15 ans et vit en Indochine avec sa mère, veuve et ses deux frères. Une existence de jeune fille pauvre car sa mère a des dettes et son frère aîné, opiomane notoire, dilapide le peu d’argent qui rentre à la maison.

Pensionnaire dans un lycée pour étudier les mathématiques, elle ne rêve que de devenir écrivain. Sur le bac qui traverse le Mékong séparant son lycée de sa pension, elle fait la connaissance d’un riche chinois.

Ils tombent éperdument amoureux et commencent une relation faite d’amour et d’argent qui durera un an et demi durant lequel ils se verront régulièrement. Marguerite devra faire face à la honte, la peur, la jalousie et parvenir à trouver sa place au sein d’une famille où il est difficile de s’imposer.

Si je suis imperméable au style de Marguerite Duras, j’avais beaucoup aimé le film signé Jean-Jacques Annaud, tiré de son roman le plus célèbre : L’amant. Ce roman autobiographique racontait son premier amour, une histoire charnelle et intense, que Marguerite Duras aura du mal à oublier.

Je n’ai fait qu’une bouchée de son adaptation en manga par la talentueuse Kan Takahama, autrice par ailleurs de La lanterne de Nyx, Le goût d’Emma et Le dernier envol du papillon, tous dans ma wish list.

Rue de Sèvres continue d’adapter de grands romans au format graphique et c’est tant mieux car à chaque fois, la qualité est au rendez-vous et je me régale de chacune de mes lectures, celle-ci n’a pas fait exception à la règle et je suis emballée par le travail formidable de Kan Takahama qui m’a éblouie.

En une centaine de pages et peu de dialogues, la mangaka, grande admiratrice de Marguerite Duras nous conte ce titre emblématique de la romancière française.

Comme elle l’explique dans sa préface, par ailleurs très intéressante, ne la zappez pas, elle est allée sur les traces de cet amour et de leurs protagonistes, à Ho Chi Minh Ville, voir les lieux où est née cette histoire : l’école fréquentée par Marguerite, son pensionnat, sa maison, celle du chinois sur la rive du Mékong, etc., qu’elle retranscrit merveilleusement, tout comme l’atmosphère chaude et moite.

Le scénario de Kan Takahama va droit au but, à l’essentiel, sans fioriture, elle se concentre sur la sensualité, l’initiation sexuelle de Marguerite Duras qui voit dans son histoire avec le chinois, un moyen d’émancipation sociale.

Lui, est très amoureux, mais il se conformera à ce que son père attend de lui : un mariage avec une jeune fille chinoise de bonne famille.

Elle, pense uniquement se servir de lui, comme un pygmalion sexuel et une bonne manière d’améliorer la situation financière familiale mais au final, elle s’apercevra, qu’elle aussi, avait des sentiments.

L’accent est mis sur les personnages qui ressemblent au plus près aux protagonistes d’origine, leurs traits sont fins mais ils ne sont pas particulièrement beaux, ont un physique somme toute banal, ce que Marguerite Duras aurait approuvé, elle qui n’avait pas apprécié que les acteurs d’Annaud soient sublimes.

Les décors sont volontairement épurés, les couleurs chaudes sont très bien choisies, quant au jeu d’ombre et de lumière, il est totalement maitrisé. Les planches sont à tomber, Kan Takahama joue également sur les changements de cases, apporte du flou à certaines scènes, elle fait, vous l’aurez compris, un travail de haute volée qu’il convient de saluer.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture, j’ai adoré et je vous la conseille !

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Vous n’avez pas encore lu le rouge et le noir ? Vous avez oublié la fin de L’écume des jours ? Soledad Bravi résument en quelques planches des grands classiques de la littérature mondiale.

Vous n’avez toujours pas lu L’écume des jours ? Vous ne vous rappelez plus pourquoi Edmond Dantès cherche vengeance ni qui est l’assassin de Mort sur le Nil ?

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul(e)s ! Soledad Bravi et Pascale Frey l’ont bien compris et viennent à notre rescousse.

En quelques cases, elles nous proposent une synthèse de vingt-quatre grands classiques de la littérature française et étrangère, l’occasion de se rafraichir la mémoire ou de découvrir certains monuments qui font un peu peur, il ne faut pas se le cacher.

Au menu de cette bande dessinée de vulgarisation littéraire : Roméo et Juliette de William Shakespear, Phèdre de Jean Racine, La barbe bleue de Charles Perrault, Manon Lescaut de l’Abbé Prévost, Frankenstein de Mary Shelley, Le rouge et le noir de Stendhal, Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, Le comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas, Jane Eyre de Charlotte Brontë, La petite Fadette de George Sand, Anna Karénine de Leon Tolstoï, La mort à Venise de Thomas Mann, Mrs Dalloway de Virginia Woolf, Fanny de Marcel Pagnol, Mort sur le Nil d’Agatha Christie, Rebecca de Daphne du Maurier, L’étranger d’Albert Camus, Huis clos de Jean-Paul Sartre, L’écume des jours de Boris Vian, L’attrape-cœurs de J-D Salinger, Lolita de Vladimir Nabokov, Le docteur Jivago de Boris Pasternak, Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir et De sang-froid de Truman Capote.

Après un excellent tome 1, Soledad Bravi illustratrice qu’on ne présente plus et Pascale Frey, journaliste littéraire à ELLE, récidivent et nous proposent un second opus tout aussi réussi. Elles nous proposent des résumés malicieux et pétris d’humour qui dépoussièrent des œuvres vieilles de quelques dizaines d’années à quelques siècles.

Avez-vous lus les classiques de la littérature ? met en lumière des romans et des pièces de théâtre écrits par dix-sept hommes et sept femmes, pour la plupart parus entre le 19è siècle et les années 60.

Pourquoi ces titres et pas d’autres ? Mystère et boule de gomme c’est la seule chose que je reproche à cet ouvrage : ne pas avoir expliqué les choix de Soledad Bravi et Pascale Frey.

Chaque ouvrage est donc ici résumé d’abord par Pascale Frey sous forme d’une note d’une dizaine de lignes accompagnée d’une courte biographie de l’auteur(e) concerné(e).

Puis c’est au tour de Soledad Bravi de résumer l’ouvrage en images et en quelques mots sur quatre à cinq pages de manière humoristique à grands renforts de renvois à la culture populaire à travers des phrases de chansons et du vocabulaire très actuel qui fait mouche !

Un ouvrage synthétique, intelligent, pédagogique et clair à mettre entre toutes les mains dès l’adolescence, peut-être que nos chères têtes blondes sortiront un peu de leur zone de confort et se dirigeront vers des classiques, tout comme les lecteurs et lectrices adultes qui ne gardent pas forcément de bons souvenirs des classiques étudiés au collège ou au lycée et qui craignent parfois de se lancer dans ce genre de lectures.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture éclairante et amusante, en espérant qu’elle puisse permettre à tous de repartir sur de bonnes bases !

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« Zola », réalisé par la scénariste Méliane Marcaggi et la dessinatrice Alice Chemana est leur premier album.

En 1864, Emile Zola est encore jeune pigiste chez Hachette. Discret mais brillant, il rêve de devenir écrivain. Il fréquente bon nombre de peintres, figures artistiques majeures en devenir (Cézanne, Monet, Manet, etc.).

C’est à cette occasion, qu’il fait la connaissance de la vivante et énigmatique Alexandrine, alias Gabrielle, devenue modèle afin d’échapper à sa condition d’ouvrière.

Mutuellement séduits, ils entament une relation amoureuse au grand dam de Madame Zola mère qui voit cela d’un mauvais œil. Ils finiront tout de même par s’épouser quelques années plus tard après avoir vécu en concubinage.

En plus de son quotidien, elle partagera avec Zola son histoire personnelle tragique, et celle de son milieu de naissance misérable, qui servira de terreau à l’une des plus grande saga littéraire, politique et sociale de la seconde moitié du XIXe siècle : les Rougon-Macquart.

Les années passent, la situation des Zola devient florissante et Alexandrine engage une jeune lingère Jeanne Rozerot, qui va devenir la maitresse d’Emile et la mère de ses deux enfants…

On connaît l’immense écrivain des Rougon-Macquart et l’auteur engagé de « J’accuse » mais que savons-nous de l’Emile Zola intime et amoureux ? Quelles ont été les femmes de sa vie ? Comment l’ont-elles aidé à accomplir son œuvre ? Au prix de quels sacrifices ?

Méliane Marcaggi et Alcie Chemana nous proposent de répondre à toutes ces questions dans Les Zola, une remarquable fresque graphique qui nous emporte dans le sillage d’Emile et Alexandrine Zola, au cœur d’une France en pleine mutation et d’un Paris des artistes et des ouvriers.

Vous le savez, j’aime beaucoup les biographies graphiques qui nous permettent de découvrir les grandes lignes d’une vie et celle-ci se révèle très intéressante car Méliane Marcaggi nous permet de découvrir l’intimité d’un grand écrivain, l’intimité d’un couple très uni et surtout de mettre en lumière Alexandrine qui restera l’épouse du romancier naturaliste, en dépit de deux enfants adultérins.

Car Emile ne se résoudra jamais au divorce : Alexandrine fut celle qui accompagna l’ascension de Zola et qui sera sa veuve. Elle va jouer un rôle majeure dans la vie et l’œuvre de l’écrivain et une organisatrice hors pair de diners à Paris et à Medan, restés célèbres.

Leur histoire d’amour est belle et touchante : Alexandrine est très dévouée à son homme et elle aura une influence déterminante dans sa vie et dans son œuvre. Sans elle, il n’est pas certain que Zola aurait percé et eut la carrière et le succès qu’il a connu.

Elle va faire découvrir à ce fils d’un immigré italien les bas quartiers, et surtout le pousser à écrire des romans (contre l’avis de sa mère), alors qu’il travaille au service publicité des écrivains chez Hachette.

Cette bande dessinée dépeint aussi toute l’ambiance d’une époque, on y croise ceux qui ont fait partie du cercle de Zola : des peintes comme Manet, Cézanne mais aussi Edmont de Goncourt, Guy de Maupassant, Alphonse Daudet, Georges Charpentier, Georges Clémenceau…

Si le scénario est intéressant, précis et rigoureusement documenté, les illustrations d’Alice Chemana ne sont pas en reste et sont un véritable atout : chaque dessin est merveilleux et ressemble à une aquarelle.

La mise en couleur est subtile et élégante, le dessin, précis et réaliste, ce qui colle parfaitement avec la mise en page et la colorisation.

Vous l’aurez compris je ne peux que vous recommander Les Zola pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur !

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