Bryanston Mews – Anne Perry

En cet été 1896, Londres n’a d’yeux que pour le procès du Dr Jameson ; procès engagé suite à son raid meurtrier mais vain pour reprendre le contrôle du Transvaal, une région d’Afrique du Sud disputée aux Boers. Une partie de la noblesse qui a investi dans cette aventure réalise alors qu’elle risque de perdre sa fortune. Mais Pitt, et plus encore Narraway, son ancien supérieur à la tête de la Spécial Branch, sont davantage préoccupés par le viol et le meurtre de Mrs. Quixwood, la femme d’un riche banquier. D’autant qu’il semble que ce viol ne soit pas un cas isolé… Dans la touffeur de l’été, l’horreur s’invite aux soirées d’ambassadeurs, menaçant les femmes de joies comme les nobles.

bryanston-mews-anne-perryauteur-editeur-pagesDepuis que Thomas Pitt est devenu le directeur de la Special Branch, Charlotte et lui doivent assister aux soirées de la gentry. C’est lors d’une d’entre elles, à l’ambassade d’Espagne, qu’ils font la connaissance de l’ambassadeur du Portugal, de son épouse Isaura et de leur fille unique. Angeles de Castelbranco, âgée d’à peine 17 ans semble craindre Neville Forsbrook.

Lors d’une seconde soirée, où ils retrouvent Lady Vespasia, Angeles, en tentant d’échapper à Forsbrook, se défenestre accidentellement. Hélas pour la famille endeuillée, le fiancé de la jeune fille défunte avait rompu leurs fiançailles la veille du drame, et les rumeurs vont bon train quant à la moralité de la défunte.

Charlotte et Vespasia pensent quant à elle que Angeles a été victime d’un viol et que son violeur n’est autre que Forsbrook. Mais Forsbrook ne peut guère être inquiété sans preuve d’autant qu’il a un alibi : il discutait avec Rawdon Quixwood dont la femme vient d’être découverte violée et tuée.

Victor Narraway qui se trouvait avec Quixwood lors du meurtre propose son aide à la police et au veuf tandis que Pitt vient en aide aux Castelbranco. Les deux affaires seraient-elles liées ?

Après les décevants Lisson Grove et Dorchester Terrace, place au 28è tome de la série consacrée à mon couple d’enquêteurs victoriens préférés, Thomas et Charlotte Pitt !

Ce nouvel opus revient aux sources de la série et c’est tant mieux ! Exit la Special Branch, on revient aux fondamentaux : une bonne enquête pour meurtre et la dénonciation du viol. Anne Perry s’était beaucoup attachée dans les 20 premiers volumes de la série à dénoncer les violences faites aux femmes et de point de vue, cet aspect me manquait vraiment.

Les Pitt, toujours épris de justice, veulent absolument que le violeur soit pas puni et se sentent d’autant plus concerncés que Jemima a désormais 14 ans et est en pleine crise d’adolescence. Bientôt, elle assistera à son tour aux soirées de la Gentry au grand dam de Pitt qui ne comprend plus sa fille !

Lady Vespasia et Victor Narraway jouent désormais à parts égales avec les Pitt et prennent de plus en plus d’importance, ce qui est à mon sens un bon point également. Depuis qu’il est redevenu un simple civil, mais lord tout de même, Narraway prend de l’épaisseur et de l’humilité.

Vous l’aurez compris, je suis nettement plus emballée par ce tome que les précédents, j’ai néanmoins deux bémols. Le premier, l’enquête tourne vraiment en rond et l’intrigue tire en longueur, je préfère nettement lorsqu’Anne Perry est concise. Et le second, comme toujours, l’enquête se finit dans la précipitation.

J’espère que le tome 29 L’inconnue de Blackheath me permettra de clore cette série sur une bonne impression !

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Fanny, Belette et Céline, du Mois anglais et du challenge Anne Perry :

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27 réflexions sur “Bryanston Mews – Anne Perry

  1. choupynettederestin dit :

    je n’en suis pas encore à ce tome-ci, bien loin de là! J’ai lu Brunswick gardens l’année dernière, et j’ai aimé, sans plus, alors qu eje suis fan de l’auteure (série Pitt et Monk)

  2. Adeline dit :

    J’hésite toujours à me relancer dans du Anne Perry, j’aime bien, mais pas tant que ça… (contrairement à toi, j’en ai marre de tous ces viols, à chaque fois ça me rend malade et j’ai du mal à finir le roman) Mais tous ces billets du mois anglais sur le sujet vont peut-être me remotiver.

      • Adeline dit :

        Oui, j’ai lu un polar politique de Dominique Manotti, « Nos années fric » sur Miterrand etc, j’ai rien capté et trouvé ça d’un ennui à mourir. Mais ce thème du viol, ça me bloque, je n’ai pas pu lire les Millenium à cause de ça alors que franchement ça me plaisait bien.

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