Les nuits blanches de Lena – Madeleine Mansiet-Berthaud

Lu dans le cadre des challenges Première guerre mondiale, Au service de… et 1 pavé par mois :

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A la suite d’une déception amoureuse, Lena décide de tout quitter : Paris, son métier d’infirmière à l’Hôtel-Dieu. Encouragée en cela par sa mère, d’origine russe, la jeune femme part pour Saint-Pétersbourg au printemps 1914.

Dans la famille du prince Noboranski, où elle est préceptrice, Lena découvre le faste et la misère de la Russie des tsars. En même temps qu’elle éprouve une attraction croissante pour ce pays qui fut celui de son arrière grand-père cosaque, elle voit venir les troubles annonciateurs d’une révolution. La jeune femme est en proie à de nombreux doutes.

Saura-t-elle résister au charme du prince, dont les sentiments se révèlent au grand jour ? Qui est ce mystérieux docteur Anton rencontré à l’hôpital, que l’on dit proche des bolcheviks ? Devrait-elle fuir ce vieux monde qui bascule sous ses yeux ? Le courage et l’amour vont lui apporter les réponses qu’elle attend…

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Mars 1914, Lena est infirmière à l’Hôtel-Dieu de Paris et vit sur l’ile de la Cité avec sa mère, veuve d’un médecin misanthrope et généreux.

Jeune fille sage, Lena veut marcher dans ses pas et se donne corps et âme à son métier et à ses patients, en particulier à Jeanne dont elle supportera mal le décès.

Un soir, elle se décide pourtant à aller au caf’conf avec sa collègue Adrienne, et le petit vin blanc aidant, Lena se met à chanter Kalinka à pleins poumons et vole le cœur de Florent qui dès lors lui fait la cour.

Lena est aussi sous le charme et malgré l’empressement du jeune homme, elle se refuse à lui et découvre bientôt qu’il est prêtre et pas typographe comme il le lui avait dit.

Effondrée, elle accepte alors la proposition de sa mère Vera, d‘origine russe et qui l’élève depuis toujours dans le culte de la mère Russie, de rejoindre sa meilleure amie Elvire, au service du prince Noboranski.

Après près de deux jours de voyage en train, Lena arrive à St Petersbourg pour prendre son poste de préceptrice auprès de Tatiana, Katya et Gricha Noboranski. Le jeune fils du ministre de la justice âgé de 7 ans, souffre d’hémophilie, comme le tsarévitch et semble condamné à plus ou moins brève échéance.

Lena découvre peu à peu la vie fastueuse de cette famille et tombe amoureuse de ce pays…

Vous avez déjà pu constater, si vous me lisez régulièrement, que j’ai une fascination pour la Russie et pour son histoire, en particulier pour le règne de Nicolas II. J’ai donc déjà eu l’occasion de vous présenter, entre autres, L’oeil du tsar rouge, un excellent policier qui revenait sur la fin tragique des Romanov, Sashenka dont l’héroïne est une jeune fille de la grande bourgeoisie russe qui rejoint les rangs des Rouges, et Les perles de la Moïka qui revenait sur la chute du régime tsariste et sur les purges de Staline, c’est vous dire que lorsque j’ai vu Les nuits blanches de Lena sur le programme de printemps de Presses de la Cité, je n’ai pas hésité une seconde et, cerise sur le gâteau, il n’a pas eu le temps de moisir dans ma PAL.

Que vous dire à part que ce roman signé Madeleine Mansiet-Berthaud m’a passionné pendant près de 500 pages et que je l’ai lu en seulement trois jours ? Bon je me doute que ce seul argument ne va pas vous convaincre de le lire alors je vais développer un peu pour celles qui seraient tentées par le pitch d’aller plus loin.

Avec ce roman, on pénètre dans l’intimité de ces grandes familles russes, proches du régime de Nicolas II et on assiste avec Lena et les Noboranski à la chute du régime tsariste, à la ruine et à l’exil de ces russes blancs qui ne sont pourtant pas venus en aide à la famille impériale, jugeant Nicolas II responsable de cette faillite collective et de l’arrivée au pouvoir des bolchéviks.

Madeleine Mansiet-Berthaud nous immerge avec justesse dans cette époque trouble qui couvre les trois dernières années du règne du dernier tsar de toutes les Russies alors que l’Europe s’enflamme après l’assassinat du grand-duc François-Ferdinand, héritier de l’empire austro-hongrois, le dimanche 28 juin 1914 à Sarajevo.

On y voit également le quotidien de la noblesse et l’éducation apportée aux héritiers de ces familles appelés aux plus hautes fonctions de l’état et bien entendu l’importance de la culture française chez les barines qui recherchaient tout particulièrement les préceptrices françaises pour éduquer leurs enfants.

Lena, l’héroïne de ce roman, est une personnalité attachante qui montre beaucoup d’empathie et fait preuve de générosité envers les plus faibles et en cela, elle est la digne fille de son docteur de père, un homme qu’elle révère.

C’est une jeune femme éprise de liberté, qui souhaite son indépendance financière et qui laisse la mort dans l’âme son métier d’infirmière au profit de celui de préceptrice mais elle va aussi s’épanouir dans cette nouvelle voie, grâce aux enfants et à la bienveillance de ses employeurs.

On pourrait bien sûr reprocher reprocher à l’auteur de dépeindre un cadre idyllique : Lena n’a que des qualités, le ministre et sa famille se montrent prodigues envers leurs anciens serfs et particulièrement bons avec leurs employés, tous dévoués en retour.

Ceci mis à part, je ne peux que vous recommander Les nuits blanches de Lena si vous aimez les romans historiques, les histoires romanesques en diable et la Russie, vous devriez l’apprécier autant que moi.

Un grand merci à Laëtitia et aux éditions Presses de la cité pour cette lecture passionnante !

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15 réflexions sur “Les nuits blanches de Lena – Madeleine Mansiet-Berthaud

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