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Posts Tagged ‘roman première guerre mondiale’

Agrégée d’histoire-géographie et mère de famille nombreuse, Anne Riolet a déjà publié plusieurs romans jeunesse dont les aventures d’Evguenia (Les îles Valaam et Les îles Solovki) aux Éditions du Rocher..

Août 1914. Juliette Marsay, jeune fille malicieuse et pleine de vie, est pourvue d’une forte personnalité que la respectable institution du couvent des Oiseaux n’arrive pas à dompter. Émile, son ami d’enfance, termine péniblement sa licence en droit mais rêve d’explorations lointaines…

La guerre interrompt brutalement le cours insouciant de leurs vacances sur les rives de la Meuse. Pris dans le tourbillon du conflit mondial, Émile se porte volontaire pour combattre. Pour Juliette, pas question d’attendre passivement la fin de la guerre !

S’engageant auprès des chauffeurs de taxi, elle achemine les soldats sur le front lors de la bataille de la Marne.Mais la terrible nouvelle tombe lors de ce premier hiver de guerre : Émile est porté disparu. Juliette ne se résigne pas à sa perte. Au volant d’une ambulance aménagée par Marie Curie pour soigner les soldats blessés, elle se lance à sa recherche…

Juliette et la grande guerre est la nouvelle saga écrite par Anne Riolet. Ce premier tome, Un ruban dans les tranchées, nous plonge dans les premiers mois de cette guerre qu’on a appelé la der des der.

L’héroïne est une jeune fille âgée de quinze ans très moderne pour son époque au grand dam de sa mère. Elle conduit l’automobile familiale depuis que Marcel, le chauffeur, le lui a appris et elle va particulièrement se distinguer lors de l’opération des Taxis de la Marne.

Très attachante et courageuse, éprise de liberté et d’émancipation, Juliette fait vivre aux jeunes lecteurs dès 13 ans la guerre aussi bien à l’arrière, à Paris, qu’aux abords des tranchées.

Anne Riolet, qui s’est très bien documentée, montre le travail des femmes pendant ce conflit qui a clairsemé les rangs des hommes : les ouvrières dans les usines, les conductrices de tram, les bourgeoises au sein des ouvroirs.

Mais aussi le travail de Marie Curie, de sa fille Irène, et de leurs voitures aménagées qui permettaient de radiographier les membres touchés et d’éviter ainsi bon nombre d’amputations.

L’autrice aborde aussi les désertions et les procès où seule la peine de mort était votée, les blessures des poilus et leurs troubles psychologiques suite aux bombardements.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore ce pan de notre histoire, ce récit est diablement intéressant et bien construit. Je le recommande aux adolescents qui vont apprendre une foule de choses en assez peu de pages puisque le récit est court.

Je remercie Babelio et  Les Editions Plein Vent pour cette lecture bien agréable. Je serai pour ma part au rendez-vous du tome 2, très curieuse de voir ce que l’autrice réserve à ses personnages.

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Patrice Quélard est enseignant et directeur d’une école élémentaire. Place aux immortels est son premier roman, paru chez Plon en 2021. Il vit à Saint-Nazaire.

Au printemps 1915, Léon Cognard, lieutenant de gendarmerie bourlingueur et anticonformiste, quitte sa brigade bretonne d’Etel pour rejoindre le front de Picardie et prendre le commandement d’une prévôté de division d’infanterie.

Sa nouvelle position est des plus délicates entre une bureaucratie tatillonne et l’hostilité légendaire des fantassins à l’égard des gendarmes, ces empêcheurs de tourner en rond considérés comme des planqués.

Lorsqu’il est confronté à un suicide suspect au sein de l’unité dont il doit assurer la police, Léon traite l’affaire avec son opiniâtreté habituelle. Mais celle-ci l’entraîne dans un engrenage qui risque bien de faire trembler la Grande Muette sur ses fondements…

Certains crimes ne doivent-ils pas demeurer impunis ? À la guerre, y a-t-il encore de la place pour l’idéalisme ? Et surtout, quelle valeur reste-t-il à la vérité quand seule compte la victoire ?

En ce jour de commémoration de l’armistice, j’avais très envie de vous présenter un roman qui a pour cadre la der des der. J’ai jeté mon dévolu sur Place aux immortels de Patrice Quélard, auréolé du prix du roman de la Gendarmerie nationale 2021. Et j’ai bien fait car j’ai adoré cet excellent roman sur une dimension mal connue de la Grande Guerre : le rôle de la gendarmerie et de la prévôté.

L’histoire, prenante de bout en bout, met en scène Léon Cognard, lieutenant de gendarmerie à Etel, à quelques kilomètres de chez moi. Notre héros est attachant, fort en gueule, droit dans ses bottes et préfère la compagnie de Rossinante, son cheval, et celle des livres à celle des hommes.

A travers lui, on voit le rôle de la gendarmerie pendant la première guerre mondiale, que ce soit à l’arrière avec le rapatriement des prisonniers dans les camps, la recherche des déserteurs… et à quelques encablures du front, où les pandores font office de police.

Leur tâche est difficile car on leur fait bien sentir qu’ils ne font pas partie de l’armée et qu’ils sont des privilégiés et des planqués puisqu’ils ne vont jamais au feu, pas aptes à juger ceux qui bravent les boches au quotidien.

Le récit de Patrice Quélard est immersif et fort bien documenté, il ne fait aucun doute qu’il a fait d’abondantes recherches pour coller au plus près de la vérité historique et c’est véritablement passionnant lorsque l’on s’intéresse, comme moi, à ce conflit. Son écriture est précise, exigeante, minutieuse et pointilleuse.

Si Cognard est attachant, ses hommes le sont tout autant que ce soit Bellec, son greffier, le maréchal des logis ou les autres gendarmes et on a d’autant plus plaisir à les suivre tout au long de l’enquête qu’ils vont mener sur les morts de deux militaires de la 62è compagnie, bien suspectes à leurs yeux.

Mais il y a la loi, et il y a la guerre. Il y a la loi et il y a la loyauté. L’auteur ne tombe jamais dans le manichéisme et si l’enquête est d’une simplicité biblique, les mobiles, eux, le sont nettement moins. Plus on avance dans le récit, plus celui-ci gagne en densité, en complexité, plus le doute s’installe jusqu’à s’immiscer dans notre esprit et celui de ce lieutenant assez peu conventionnel pour l’époque et le contexte, et qui aime pourtant tellement avoir raison.

L’histoire est prenante et réaliste, les dialogues ciselés et bourrés d’humour, le quotidien des hommes brillamment narré, voilà une pépite que je vous recommande chaudement ! Quant à moi, je me réjouis de retrouver Léon dans Les incorrigibles, déjà dans ma pal !

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Née en région parisienne d’un père alsacien et d’une mère béarnaise, Martine Marie Muller est docteur de l’Université. Elle enseigne en lycée dans le Val-d’Oise. Elle est mariée à un ethnologue spécialiste de l’Afrique, où elle a vécu, ainsi qu’au Mexique. Elle a notamment publié aux éditions Robert Laffont La Porte, 1999 (prix Mémoire d’Oc), Le Dernier des pénitents, 2003 (prix Maupassant), la trilogie des servantes : Mademoiselle des Palissages, 2010, La Servante de Monsieur Vincent, 2010, La Servante noire, 2011, et La vie était belle, 2013.

3 août 1914. Le premier mort français de la guerre ne fut pas le fait d’un Allemand… mais d’une femme qui repoussait les assauts de son mari ! Sous le nom de Colline La Chance, celle-ci se réfugie à Amiens.

Et elle sera la chance de la Citadelle, village abandonné que vont peupler deux cents femmes rejetées, filles mères, veuves…

Là, sous la direction du peintre Scévola, chef de la toute nouvelle section Caméléon, et de ses décorateurs de théâtre, elles vont devenir expertes dans l’art naissant du camouflage qui doit épargner la vie des soldats, en fabriquant faux arbres, fausses vaches, faux chevaux, vestes « caméléon ».

Avec Les filles de la section Caméléon, Martine Marie Muller nous fait découvrir tout un pan méconnu de la première guerre mondiale : le camouflage des engins et des hommes rendu possible grâce à des artistes et un bataillon de femmes.

Vous le savez, j’ai un intérêt certain pour la guerre 14 18 et je suis toujours à la recherche de romans ayant pour cadre le premier conflit mondial, surtout, si comme ici, il met en valeur les femmes et le travail réalisé à l’arrière pour la sauvegarde des pioupious dans les tranchées.

Ce récit permet de faire sortir de l’ombre une communauté d’ouvrières solidaires, gouailleuses, émouvantes que l’on découvre autour de Colline. Elles réapprennent à aimer, à survivre, à retrouver l’estime d’elles-mêmes au milieu des surprises de l’existence… Comme l’arrivée d’un chien, un certain Rintintin…

Ce qui est intéressant ici, outre l’accent mis sur la sororité entre toutes ces femmes veuves, mariées, célibataires, leurs enfants… c’est que l’on voit la guerre de 14 vécue à travers le quotidien d’ouvrières, la Section Caméléon, expertes dans l’art du camouflage.

Grâce à ce roman, Martine Marie Muller ouvre une page méconnue de notre Histoire et rend un hommage vivant, vibrant, puissant, à une communauté de femmes solidaires et hautes en couleur. Une histoire vraie, magnifique, qui célèbre des oubliées de l’Histoire.

J’ai beaucoup aimé les personnages fictifs et réels de cette histoire, découvrir les coulisses de la section, comment étaient réalisés les trucages, les matériaux utilisés… j’ignorais tout de cette section, des peintres et dessinateurs qui en ont pris la tête, notamment Joseph Pinchon, le créateur de Bécassine !

On voit comment Lucien-Victor Guirand de Scévola a eu l’idée de recouvrir les pièces d’artillerie de toiles peintes se fondant dans le paysage pour éviter leur repérage par l’ennemi. Homme influent à Paris, il va utiliser ses relations pour faire la promotion du camouflage, jusqu’à réussir à convaincre Joffre, pourtant très réticent au départ.

Les français se battaient alors encore en pantalon garance et capote bleue, les canons astiqués comme des sous neufs faisaient des poilus de vraies cibles ambulantes ! L’Etat Major clame haut et fort que se camoufler c’est faire preuve de lâcheté, c’est dire si Scévola n’a pas eu partie facile pour convaincre les généraux.

A travers Colline, Vovonne, Jeanne et toutes les autres, on découvre le quotidien de ces femmes qui travaillent dur du matin au soir, dans de bien mauvaises conditions au départ, pour se nourrir, se chauffer, avoir un toit…

Au-delà de l’aspect historique, c’est bien sûr la condition féminine qui est le thème central du roman : la place de la femme dans toutes les couches de la société, les violences conjugales, le divorce, l’éducation des filles, le militantisme mais aussi l’amour bien sûr….

Un roman passionnant à plus d’un titre que je vous recommande vivement ! J’en profite pour remercier les éditions Presses de la cité pour cette belle et enrichissante lecture, j’ai adoré.

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Né en 1953, Patrick Pécherot est notamment l’auteur de Soleil noir et de la trilogie composée des Brouillards de la Butte (Grand Prix de littérature policière 2002), de Belleville-Barcelone et de Boulevard des Branques. Il est, dans la lignée de Didier Daeninckx ou de Jean Amila, un raconteur engagé d’histoires nécessaires.

Chemin des Dames, 1917, l’offensive du général Nivelle tourne à l’hécatombe. Dans l’enfer des combats, un conseil de guerre s’apprête à juger le soldat Antoine Jonas, accusé d’avoir assassiné son lieutenant, au motif que ce dernier aurait voulu lui faire enfiler le pantalon d’un mort.

Devant le capitaine Duparc, l’officier chargé de le défendre, défilent, comme des fantômes, les témoins harassés d’un drame qui les dépasse. Coupable ? Innocent ?

Jonas est-il un simulateur ou un esprit simple ? Le capitaine Duparc n’a que quelques jours pour établir la vérité. Et découvrir qui est réellement celui que ses camarades ont surnommé Tranchecaille. 

Vous le savez, j’ai un intérêt tout particulier pour la première guerre mondiale et lorsqu’il y a en plus une enquête policière sur le meurtre d’un lieutenant au sein même des tranchées, mon intérêt s’accroit encore.

C’est ainsi que Tranchecaille a atterri dans ma PAL malgré ma déception pour un autre roman de Patrick Pécherot. Plus qu’une enquête, l’auteur nous propose un vrai roman noir sur la première guerre mondiale, car le sort de Jonas, on le connaît dès le prologue : il est passé par les armes.

Coupable ou non, il faut faire un exemple et malgré les efforts de Duparc et de son greffier, le caporal Bohmann, notre héros ne va pas en réchapper. Pour autant, ce roman s’est révélé totalement passionnant car dès l’exécution de Jonas, l’auteur nous donne à lire l’enquête de Duparc pour faire toute la lumière sur cette affaire.

J’ai adoré l’atmosphère de ce roman où se mêlent scènes dans les zones de combat, le no man’s land, l’arrière avec les civils qui trouvent que les poilus mènent la belle vie, les interrogatoires, les dépositions, les discutions avec les officiers…

Patrick Pécherot s’est remarquablement documenté et nous restitue la brutalité de cette guerre avec une gouaille qui donne beaucoup de vivacité au récit. Non seulement la description de la vie dans les tranchées est rendue avec toute son horreur mais l’attitude des officiers supérieurs révèle bien l’incompétence de toute une époque.

L’accent est mis sur les problèmes de ravitaillement, d’uniformes, d’armes… mais aussi sur les mutineries qui font rage en cette année 1917, l’importance des marraines de guerre, du vin dont on abreuve les hommes pour qu’ils montent aux combats dans l’ivresse…

L’auteur fait la part belle aux dialogues et à l’action, avec des chapitres courts et bon nombre de rebondissements qui relancent sans cesse l’intérêt du lecteur. Il met en lumière la bêtise humaine qui tient ici du grand art et qui ne peut que révolter cent ans après les faits.

Une très bonne lecture que je vous recommande si la première guerre mondiale vous intéresse, vous le trouverez tout aussi passionnant que moi. Ma copine Belette l’a bien apprécié aussi, filez lire son avis ici !

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Cadre dans une grande entreprise de services, passionnée d’histoire et de développement personnel, Carine Pitocchi a longtemps rédigé des articles pour des associations avant de se lancer dans l’écriture de romans. Elle a remporté en 2019 le  » Prix Romancière  » du concours de la collection &moi chez JC Lattès avec son roman Toi seul.

Août 1914. Aux quatre coins de l’Europe, la guerre éclate, séparant familles et amants. Lorsque leurs fiancés sont envoyés au front, Lady Julia et Lady Emily, malgré leur inquiétude grandissante, décident de s’engager elles aussi.

Julia rejoint la Croix Rouge à Genève, tandis qu’Emily se rend en Belgique pour aider la population sous occupation allemande.

En France, à quelques kilomètres des tranchées où se battent les hommes, Florine, jeune institutrice, apporte soutien et réconfort aux enfants de son école, alors qu’à Londres, la famille Murphy prospère grâce à une nouvelle activité : la fabrication d’obus.

À l’autre bout du continent, la princesse russe Elena Demidov renie sa famille et son titre pour se joindre à la révolte du peuple.

Avec Les cendres sous les coquelicots, nous retrouvons les héros des Rêves de nos mères là où nous les avions laissés. Dans ce second opus qui couvre tout le premier conflit mondial, Carine Pitocchi met en scène aristocrates et domestiques, soldats et civils, hommes et femmes pris dans la tourmente de la guerre.

De l’arrière aux tranchées, de l’Angleterre à la France en passant par la Russie, la Grande Guerre n’épargne personne et va voir s’effondrer les Empires que l’on croyait éternels.

Vous le savez j’adore les romans historiques et la première guerre mondiale est une thématique que j’aime retrouver dans mes lectures et avec ce roman choral palpitant, vibrant d’espoir et de fureur de vivre, je me suis régalée.

Carine Pittochi s’est très bien documentée et parsème son récit de personnages et de faits historiques avec habileté, tout se fond incroyablement bien et l’autrice ne tombe jamais dans la leçon d’histoire tant le souffle romanesque est présent de la première à la dernière page.

Tout au long de ce roman fleuve sans longueurs, un exploit !, on tremble pour nos héros, notamment Archie et Will, tantôt dans les tranchées sous le feu des balles, tantôt à bord de leurs aéroplanes. Avec eux, on suit le quotidien des hommes au front, leur condition de vie, les traumatismes, les blessures…

A l’arrière, on suit l’engagement des femmes, mis brillamment en lumière. Celui des ladies en tant qu’infirmières ou œuvrant pour la croix rouge mais aussi les espionnes. Celui des femmes du peuple qui font tourner le pays en l’absence des hommes.

Et bien sûr, avec Elena et Marina, on assiste à la révolution russe : les premières décisions des soviets, la fuite des aristocrates, la tuerie des Romanov…

Le récit de Carine Pitocchi est riche d’anecdotes, de faits réels. Elle nous offre un récit immersif et addictif : on est avec les personnages, on s’émeut, on rit, on vibre. Tous les personnages (assez nombreux), sont en plein coeur de cette horreur, on les voit évoluer, se battre et on s’attache à eux.

Leurs histoires s’entremêlent au fil des chapitres. Nous partageons leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances, leurs douleurs physiques et morales. Bien sûr, certains sont davantage exploités que d’autres mais comme nous sommes dans une saga, nul doute que des personnages esquissés ici prendront plus d’importance dans les prochains volumes.

Si vous aimez les romans historiques et les saga familiales, vous devez absolument découvrir les romans de Carine Pitocchi. Quant à moi, j’attends désormais la parution du tome 3 avec impatience.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Kate Quinn est née en Californie du Sud. Elle est diplômée de Boston University et passionnée d’Histoire depuis toujours. Ses romans sont traduits dans le monde entier. Plébiscité par les critiques, Le Réseau Alice connaît un succès retentissant dans de nombreux pays.

Un an après le début de la Grande Guerre, Eve Gardiner brûle de prendre part à la lutte contre les Allemands et est recrutée comme espionne.

Envoyée à Lille, dans la France occupée, elle est formée par Lili pour entrer dans le réseau qu’elle dirige, le réseau Alice, un vaste réseau d’agents secrets pour lutter contre l’ennemi.

1947, hantée par la trahison qui a provoqué le démantèlement du réseau Alice, Eve, devenue alcoolique, vit recluse dans sa maison de Londres.

C’est alors que Charlie, une jeune étudiante qui souhaite retrouver sa cousine disparue en France pendant la dernière guerre, déboule chez elle en prononçant un nom qu’elle n’a pas entendu depuis des décennies : Le Léthé, un restaurant dans lequel elle a travaillé pendant la grande guerre.

Leur rencontre les entraînera de Lille à Roubaix, en passant par Limoges et Grasse, à la recherche de Rose et de son bourreau, aidée par l’homme à tout faire d’Eve, Flinn.

Le réseau Alice m’intriguait depuis sa sortie il y a un an déjà. Ecrit par Kate Quinn dont j’avais adoré Les héritières de Rome et L’impératrice des sept collines et j’ai profité des fêtes pour enfin le découvrir.

Vous le savez, j’affectionne les romans historiques et l’une de mes périodes de prédilection est la première guerre mondiale, j’étais donc sûre et certaine que ce roman allait me combler et ce fut bel et bien le cas. Cela aurait même pu être un coup de coeur si je n’avais rien su du réseau Alice.

Etant férue de cette période et de l’histoire des femmes en générale, je connaissais l’existence de ce réseau d’espions, le plus fameux de la grande guerre, et notamment celle qui l’a brillamment dirigé jusqu’à son arrestation : Louise de Bettignies.

Connaissant sa vie, les tenants et aboutissants de sa carrière d’espionne et celle d’Edith Cavell, l’espionne anglaise la plus réputée, j’ai vu venir les rebondissements historiques qui émaillent ce roman, ce qui m’a empêché de savourer l’aspect historique de ce titre à sa juste valeur.

Ce fut tout de même une lecture passionnante puisque le récit, bien que reposant sur des faits historiques, est mené par Eve et Charlie, qui sont des personnages fictifs et ce qui leur arrive tout au long du récit m’a apporté son lot de surprises, me tenant en haleine de bout en bout.

Dans ce roman, Kate Quinn met donc en lumière l’histoire oubliée du plus grand réseau d’espionnes de la Première Guerre mondiale et sa figure de proue, Louise de Bettignies.

Une femme courageuse, pugnace et téméraire qui lui a valu l’admiration du camp ennemi et donné envie à d’autres femmes de devenir agents secrets dans son sillage.

Mélange fascinant de roman historique, de mystère et de romance, cette intrigue bien construite, foisonnante et palpitante ravira les passionné.e.s d’Histoire.

Très bien documenté, fourmillant de détails, il relate avec précision les faits et s’attache au plus près de la réalité historique, permettant à chacun et chacune d’y trouver son compte.

L’autrice aborde aussi la condition féminine de l’époque à travers ses héroïnes qui prennent en main leur destin et leur vie malgré les obstacles et les préjugés de l’époque, un aspect qui m’a beaucoup plu également.

Un roman véritablement passionnant, porté par des héroïnes attachantes et courageuses, avec un certain suspens. Une lecture que j’ai adoré et que je vous invite vivement à découvrir à votre tour si la première guerre mondiale vous intéressent !

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Il y a 102 ans, la guerre 14-18 prenait fin après quatre années de batailles dans les tranchées. Un conflit et une époque qui m’intéresse beaucoup, cela ressent dans mes lectures.

Aussi, si vous souhaitez commémorer l’armistice et vous souvenir des poilus et de toutes les victimes de la  « der des der », voici quelques titres lus et approuvés par mes soins qui ont pour cadre le conflit mondial totalement ou en partie.

  • Pour les enfants et adolescents :

Elles aussi ont fait la grande guerre de Pauline Raquillet & Valentine Del Moral (document)

Sylvestre s’en va-t-en guerre de Stéphane Heinrich (album)

11 novembre de Paul Dowswell (roman)

Le choix d’Adélie de Catherine Cuenca (roman)

Dans la nuit blanche et rouge de Jean-Michel Payet (roman)

Il s’appelait comme moi de Jeanne Taboni Misérazzi (roman)

Carnet de poilu de Renefer (album)

Là où tombent les anges de Charlotte Bousquet (roman)

14 – 14 de Silène Edgar et Paul Beorn (roman)

La fée de Verdun de Philippe Nessmann (roman)

La marraine de guerre de Catherine Cuenca (roman)

Celle qui voulait conduire le tram de Catherine Cuenca (roman)

Balto le dernier des valets de coeur de Jean-Michel Payet (roman)

Mémoire à vif d’un jeune poilu de quinze ans d’Arthur Ténor (roman)

La guerre des Lulus tomes 1, 2, 3, 4 et 5 de Régis Hautière & Hardoc (bd)

  • Pour les adultes :

14 de Jean Echenoz (roman)

Par un matin d’automne de Robert Goddard (roman)

Les carnets de guerre de Victorien Mars de Maxence Fermine (roman)

La chambre des officiers de Marc Dugain (roman)

Les âmes grises de Philippe Claudel (roman)

Mes sœurs et moi de Judith Lennox (roman)

Bifteck de Martin Provost (roman)

Dernier été à Mayfair de Theresa Revay (roman)

Mauvais genre de Chloé Cruchaudet (bd)

1, rue des petits-pas de Nathalie Hug (roman)

Le sang des bistanclaques d’Odile Bouhier (roman policier)

La femme aux fleurs de papier de Donato Carrisi (roman)

Je voulais te dire de Louisa Young (roman)

Le collier rouge de Jean-Christophe Ruffin (roman)

Veuve noire de Michel Quint (roman policier)

Les Crèvecoeur tome 1 Edith d’Antonia de Medeiros (roman)

La faute au midi de Jean-Yves Le Naour (bd)

L’homme qui habillait les mariées de Jean-Michel Thibaux (roman)

Facteur pour femmes de Didier Quella-Guyot (bd)

L’ambulance 13 cycle 1 de Patrick Cothias, Patrice Ordas, Alain Mounier & Sébastien Bouet (bd)

L’ambulance 13 cycle 2 de Patrick Cothias, Patrice Ordas, Alain Mounier & Sébastien Bouet (bd)

Les nuits blanches de Léna de Madeleine Mansiet-Berthaud (roman)

Quand soufflera le vent de l’aube d’Emma Fraser (roman)

Le chagrin des vivants d’Anna Hope (roman)

L’été avant la guerre d’Helen Simonson (roman)

Les yeux de Sophie de Jojo Moyes (roman)

Mademoiselle Papillon d’Alia Cardyn (roman)

Le retour du capitaine Emmett d’Elizabeth Speller (roman policier)

Le dimanche des mères de Graham Swift (roman)

Le soldat oublié de Diney Costeloe (roman)

Léon et Louise d’Alex Capus (roman)

Sans même un adieu de Robert Goddard (roman)

Rendez-vous au 10 avril de Benoit Séverac (roman policier)

Dans les bras de Verdun de Nick Dybek

Les retournants de Michel Moatti (roman policier)

Seules les femmes sont éternelles de Frédéric Lenormand (roman policier)

Les taxis de la Marne de Jean-Yves Le Naour & Claude Plumail (bd)

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre (roman)

J’espère que cette sélection de romans, de documents, de bandes dessinées et d’albums vous aura donné envie d’aller plus loin et si vous avez des titres à me suggérer, je serai ravie que vous me les proposiez.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Martha Hall Kelly vit à Atlanta, en Géorgie. Le Lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux, son premier roman, est souvent comparé à Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay. Inspiré de faits réels, il est devenu dès sa parution un best-seller international, vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde et près de 50 000 en France.

A l’été 1914, l’Europe est au seuil de la guerre tandis que la monarchie russe vacille chaque jour un peu plus. En ces temps troublés où le destin de chacun est plus que jamais incertain, trois femmes verront leurs vies se mêler pour le meilleur et pour le pire.

Sofya Strechneyva, l’aristocrate russe, fille du ministre des finances de Nicolas II, perdra sa fortune et son pays mais se battra sans relâche pour ce qu’elle a de plus précieux : son fils Maxwell.

Eliza Ferriday, sa meilleure amie, est une mondaine américaine, qui va trembler tout au long de la guerre pour ses amis russes et se battra pour que les réfugiés russes aux Etats-Unis soient accueillis le mieux possible.

Quant à Varinka, la jeune paysanne russe, nounou du petit Max, ses choix la feront basculer malgré elle au cœur d’un combat perdu d’avance…

Après Le diamant de St Pétersbourg pour lequel j’avais eu un joli coup de cœur, retour à la révolution russe avec Un parfum de rose et d’oubli, le préquel du Lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux, de Martha Hall Kelly.

Dans ce roman, l’autrice nous propose trois trajectoires : deux femmes au cœur de la révolution russe, les passages qui m’ont le plus intéressés, et une socialite sur le territoire américain.

Si les personnages russes sont entièrement fictifs, Eliza Ferriday, a réellement existé et est la mère de Caroline, l’une des héroïnes de son best-seller, Le Lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux.

L’histoire fait la part belle aux femmes, ce sont elles qui sont les héroïnes de ce joli pavé, qui sont le mieux décrites et le plus développées. Les autres personnages, notamment masculins, font pâle figure à côté, en tout cas ils sont à peine esquissés, ce que je trouve un peu dommage.

Martha Hall Kelly donne la parole tour à tour à ces trois femmes, le découpage se fait donc comme suit : un chapitre pour Eliza, un pour Sofya, un pour Varinka, et ainsi de suite.

Les chapitres sont très courts et on fait sans cesse des sauts de puce de l’une à l’autre, nous obligeant à nous souvenir où l’on en était à chaque fois, c’est donc une lecture, certes facile à lire grâce à la plume fluide de l’autrice, mais qui demande tout de même de la concentration.

Historiquement parlant, c’est bien documenté dans les grandes lignes même si, c’est mon bémol, les marqueurs de temps sont peu prononcés, à chaque ouverture de chapitre, Martha Hall Kelly note l’année uniquement, il y a donc des imprécisions voire des approximations, un peu dommage lorsque l’on propose un roman historique.

Ce qui est très bien fait, en revanche, c’est le climat insurrectionnel de la révolution, la violence, les exactions contre les nobles et les blancs, les représailles, les réquisitions et l’appropriation des biens et valeurs des riches, les exécutions sommaires, les lynchages…

Je me suis beaucoup attachée à Sofya et à sa sœur Louba, élevées dans le luxe et l’opulence, elles vont savoir se battre pour échapper aux atrocités des bolchéviks et recommencer une nouvelle vie, loin de leur chère Russie.

Varinka est une jeune femme qui a provoqué une ambivalence en moi. Son histoire est difficile, j’ai souhaité qu’elle se sorte de sa condition. Maintenue sous le joug de Taras, elle m’a inspiré de la pitié, au début du livre. Mais ensuite, elle va être amenée à faire de biens mauvais choix.

Enfin, Eliza, est une figure altruiste mais qui n’a pas su me toucher, je suis un peu restée de marbre face aux évènements qu’il lui arrive.

Pour conclure, Un parfum de rose et d’oubli est une bonne fresque historique qui décrit la vie en Russie pendant la Première Guerre mondiale et qui dépeint la situation politique de cette période parfois âpre à appréhender. Si vous aimez cette période, je vous le conseille.

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Catherine Cuenca est née en 1982 et a commencé à écrire dès l’âge de huit ans. En 2001, elle publie son premier roman jeunesse, La Marraine de Guerre. Après des études d’histoire, elle travaille en bibliothèque dans la région lyonnaise tout en continuant d’écrire. Depuis 2010, elle se consacre entièrement l’écriture.

Novembre, 1916. Etienne, 23 ans, regarde les tranchées allemandes deux cent mètres devant lui. Deux ans déjà, qu’il a quitté la ferme et sa tante Ernestine et que son quotidien se résume à vivre dans la boue, à essuyer les tirs ennemis.

Seul coin de ciel bleu dans cet horizon gris : Marie-Pierre, sa marraine de guerre, qui lui envoie régulièrement lettres et colis. Sans savoir son âge ni à quoi elle ressemble, Marie-Pierre lui réchauffe le cœur et lui permet, malgré la censure, de s’épancher un peu.

« Chère Marie-Pierre, Hier, mon bataillon est monté à l’assaut. Quelle misère de voir les camarades tomber à la renverse dans le boyau, touchés avant même d’avoir eu le temps d’armer leur fusil ! Il faut sauver sa peau, du moins le plus longtemps possible. Votre pauvre poilu qui vous embrasse très fort, Étienne. »

En ce jour de commémoration de l’armistice de la Grande Guerre, je tenais à vous proposer une lecture autour du premier conflit mondial, c’est une période qui m’intéresse et me touche tout particulièrement.

Mon choix s’est porté sur La marraine de guerre de Catherine Cuenca, un roman destiné aux collégiens de 12 à 14 ans. Rappelons que la Der des Der est au programme d’histoire des élèves de 3è, mon Empereur de fils vient de l’étudier et ce roman a donc été acheté spécialement pour lui.

Dans ce court roman d’un peu moins de cent pages, l’autrice nous raconte le quotidien d’Etienne et de ses hommes, qui chaque jour, montent à l’assaut de la tranchée ennemie, la peur au ventre, en se demandant si ils seront encore en vie quelques heures plus tard.

J’aime beaucoup Catherine Cuenca qui propose toujours à ses jeunes lecteurs des romans historiques agréables à lire et solidement documentés. Celui-ci, malgré sa petitesse et sa thématique, ne fait pas exception à la règle.

J’ai trouvé que le quotidien des poilus dans les tranchées était très bien rendu, l’esprit de camaraderie et la violence des combats aussi. On voit Etienne, un jeune homme gentil, capable de se transformer en bête à tuer pour sa survie, ce qui ne l’empêche pas ensuite de se débattre avec sa conscience.

Ce qui est très bien montré aussi, c’est l’état d’esprit des poilus qui passe de la grande détermination au découragement voire au refus de combattre avec les conséquences que l’on connaît : les fusillés pour l’exemple.

L’autrice s’attache à démontrer combien les poilus étaient des hommes courageux malgré la peur, les conditions de vie atroces auxquelles ils étaient confrontés : la boue, le froid, les rats mais aussi le manque de nourriture, de vin, de tabac, etc.

Et comme son titre l’indique, il est bien sûr question des marraines de guerre, ces femmes qui acceptaient d’envoyer des colis et de correspondre avec les poilus. Elles avaient une grande importance sur le moral des jeunes poilus célibataires qui fantasmaient bien évidemment sur ces anges providentiels.

Mais bien plus important encore ces colis et ces lettres permettaient d’améliorer l’ordinaire et étaient de véritables bouffées d’oxygène pour des hommes parfois au comble du désespoir.

Je recommande ce bon roman aux collégiens, c’est une bonne introduction à la première guerre mondiale très facilement lisible et compréhensible, réaliste sans être sordide.

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1921. Tom, originaire de Chicago, travaille à l’ossuaire de Verdun. Un jour, il rencontre Sarah, Américaine partie sur les traces de son mari porté disparu. Dans cette petite ville défigurée par l’horreur, les deux déracinés vont vivre la passion la plus forte : celle qui s’épanouit dans l’ombre d’un absent. Des mois plus tard, Tom et Sarah se retrouvent devant un hôpital psychiatrique de Bologne, où un soldat amnésique donne espoir à bon nombre d’endeuillés. Dans l’Italie sous tension, Tom et Sarah font la connaissance de Paul, journaliste autrichien que le cas de l’amnésique intéresse aussi. Chacun d’eux a un secret. 
1950. À Santa Monica, Tom, devenu scénariste, mène une existence paisible mais morne. Lors d’une soirée à Los Angeles, il recroise Paul. Les souvenirs remontent, fulgurants, et brisent avec eux tous les mensonges passés.

1921, Tom est un ancien ambulancier de guerre et travaille désormais à l’ossuaire de Verdun. Un jour, il reçoit en rendez-vous une américaine, Sarah, partie à la recherche de son mari porté disparu.

Tom pense que l’homme est mort mais afin de réconforter sa veuve, il lui confie qu’il a connu le disparu. Cette confession ranime la flamme de l’espoir chez Sarah avec qui il a bientôt une liaison.

Quelques mois plus tard, ils se retrouvent à Bologne, dans un hôpital psychiatrique. Tom, devenu journaliste entre temps, est là pour rencontrer Mr Fairbanks, un amnésique de guerre.

Sarah est persuadé qu’il est en fait son mari tandis que Paul, un journaliste autrichien avec qui ils lient connaissance, croit qu’il s’agit d’un autre homme…

Sur le papier Dans les bras de Verdun avait tout pour me plaire. J’aime beaucoup lire des romans qui se passent pendant ou juste après la première guerre mondiale. Les thèmes de celui-ci : le mensonge, l’amnésie et les traumatismes des tranchées sur les poilus sont bien traités et ne sont pas sans rappeler la pièce de théâtre de Jean Anouilh, Le voyageur sans bagages, pièce que j’avais beaucoup aimé.

Nick Dybek, qui signe ici son second roman, met aussi l’accent sur le traumatisme des familles, désarmées face aux réponses de l’armée, sans sépulture pour enterrer leurs morts, qui battent les cimetières à la recherche des leurs, espérant que leur fils, leur frère ou leur mari soit encore vivant quelque part.

L’auteur s’inspire de faits réels pour bâtir son intrigue, il y eut plusieurs amnésiques dans les différents pays en guerre, réclamés par différentes familles comme étant l’un des leurs. Tout cet aspect est vraiment intéressant et comme je le disais plus haut bien traité par l’auteur.

Là où le bat blesse pour moi c’est le rythme très lent du récit qui fait des va-et-vient entre la guerre en elle-même, l’année 1951 et celle de 1921. Et surtout les personnages auxquels je n’ai su m’attacher à aucun moment de ma lecture. Tout est froid, clinique, distant.

L’histoire d’amour entre Tom et Sarah ne m’a pas intéressé et j’aurai préféré que l’auteur se cantonne à la guerre en elle-même, le courage des soldats et l’après-guerre et à cette année 1921 car pour moi les passages en 1951 n’apportent absolument rien au récit et sont réellement sans intérêt.

Un roman qui se révèle passionnant par son volet historique mais ennuyeux quant à son intrigue en elle-même, un récit qui manque de fluidité et de dynamisme, qui aurait gagné à aborder moins de sujets et à faire l’impasse sur l’histoire d’amour, plutôt sans intérêt finalement.

Un grand merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour leur confiance.

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